dimanche 27 avril 2014

En soie toujours

Où est passée cette hirondelle
Mon bel instant de tourbillons
Le fol oiseau couleur printemps
Vol étincelle, cœur vermillon

Les soirs grillons, gris de crécelles
Crissent leurs nuits de tintamarre
Leurs v-i-olons de souvenirs
Teintés de suie, marres défuntes

Femme réglisse et roudoudou
C'était si doux tout ce ciel bleu
Quand dans nos yeux brillait la flamme
Rouge redoux aux fleurs sauvages

Sillage blanc, rêves duvet
Diva du vent aux rires frais
Souffle à regret le dévêtir
Du soupir trouble d'un visage

Double du cœur, amour abstrait
Dans quel éther est-ce que tu voles
Es-tu frivole ou éternelle
Mon hirondelle en soi toujours


@Copyright Merle Bleu

6 commentaires:

  1. Léger comme le duvet d'un oiseau et doux comme un coussin d'amour !
    Belle journée, ami poète.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci pour cette caresse de ta plume Eleusis. Belle soirée. Pierre

      Supprimer
  2. Très joli et si subtil.. (de la soie, oui;.)

    RépondreSupprimer
  3. J'aime toujours autant l'intégration des couleurs dans vos textes :)

    RépondreSupprimer
  4. Merci Fabien, mon côté photographe peut être. Amitiés, Pierre

    RépondreSupprimer