samedi 31 août 2013

Rayon gamète


Destinée elliptique
S'éloigne et s'en retourne
Comme se voient les pas
Des foulées dans la neige

Girouette cosmique
Comique chant du coq
Le vent revient du Nord
Et son souffle désaxe

Éternelle rengaine
D'un manège orbital
Aux idées magnétiques
Où s'enroulent les dés

Croyant tourner le dos
Au passé squelettique
La pensée se rappelle
En joutes circulaires

Sombres instant de doute
Où l'horizon s'effondre
Où l'espace est tassé
Et les flocons s'étouffent

Le ciel est ventre vide
Aspirant les pensées
Dévorant nos étoiles
Et déroulant le noir

Au loin j'irai cueillir
Cet éclat de lumière
Cette attraction vitale
D'un monde en pesanteur

Et je serai poète
Les yeux cernés de poudre
La queue et les gamètes
En traine d'or aux cieux


© Copyright Merle Bleu

vendredi 30 août 2013

Tango de carpe à l'étouffée

Ô mon angoisse empoisonnée
Ce soir ton lourd tempo s'agite !
Est-ce un tango de passionné
Qu'à ton brasero tu invites ?

Douce névrose au parfum si létal
Assouvis donc tes envies:
Tes épines aux éclats de métal
Enfonces les et prends ma vie

Taches de sang, liquides pétales
Ô notes rouges sans portée
D'une mélodie à deux fois deux balles
Pourquoi vouloir m'emporter ?

Les poumons sifflent en diaphonie
Une ronde, une dernière asphyxie
Air haché pour carpes hors d'eau dorées
Métacarpes aux doigts tendus d'apnées

Un cœur, prison rouge tison
soupire : assez de cage thoracique !
Ce soir, soirée chic !
Je vous invite à l'Oraison !


© Copyright Merle Bleu

Songe bleuté


Un à un, les pétales s'envolent
Rouges baisers
Carmin des larmes
Peine muette au fond des bouches

Un à un se délavent les rêves
En acides rivières
En douleurs souterraines
Aux sanglots endigués

Là bas à l'horizon
Où le pâle du ciel rejoint l'eau
Les yeux se figent
Et l'esprit flotte

Viendras tu, futur, de cette ligne floutée
De cet ailleurs bleuté où mon regard se perd
En l'infini lointain, en ce vide si proche
Où mon envie s'accroche à vouloir un demain

Mon regard à rejoint l'interne immensité
La source d'absolu
Le bref instant d'osmose
Où l'Homme croise un songe


© Copyright Merle Bleu

mercredi 28 août 2013

Danse du vide


J'étais seul
Et brusquement tu étais là
Nos yeux se sont noyés
L'instant d'une évidence
Tu étais là

Le temps s'est arrêté
L'instant d'une évidence
Tu étais là
Et tu m'as renversé
Tes yeux en avalanche

Tu étais là
L'instant d'une évidence
Et tu m'as transpercé
Tes yeux
Nous deux en abondance

Tes yeux, nous deux
L'instant d'une évidence
Cris échangés dans nos silences
Tu étais là
L'air était dense

Soudain ta rame est repartie
Perdus tes yeux
Instant d'absence
Seul sur le quai
Le vide en évidence


© Copyright Merle Bleu

mardi 27 août 2013

Pas sage

Je suis l'amant Téflon Téfal
L'homme au sourire en copyright
Le plaisir light de l'aube pâle
Au souvenir d'un bois dormant

Tout doucement comme on effeuille
Un jour de vent un jour d'automne
Tous vos dessous je déboutonne
Et vous recueille à nue dessous

De mes baisers la peau j'effleure
Sous la lumière tamisée
Bouche douceur, dépôts légers
Sens attisés sous vos prières

Plus près du feu je vous approche
Pas de reproche à tous mes jeux
A mes cheveux vos mains s'accrochent
Je vous sens proche et je vous veux

S'ouvre un désir sous mes lèvres
Comme une fleur, comme une rose
Frêle pétale, apothéose
Qu'un léger souffle fait frémir

Somptueux navire vous tanguez
La nuit emporte vos soupirs
La vague monte longue et forte
Et puis déferle le plaisir

Tout doucement je me détache


© Copyright Merle Bleu

lundi 26 août 2013

Sommeil léger

Tu étais femme au teint havane
Gouttes de sel sur ta peau sable
D'un impensable velouté

Et j'ai frôlé cette savane
D'un seul baiser, du bout des lèvres
Tremblant de fièvre, âme envoutée

D'une poussière diamantée
Tout pimentés étaient tes rêves
Les yeux fermés je t'ai goûtée

O femme hantée au corps doré
Mes nuits esquissent ton visage
Comme une image évaporée

Mes mains naviguent sur ton corps
En un plaisir extravagant
Comme un marin vient divaguer

Reins chaloupés et bras crochant
En m'approchant je te soulève
...
Le jour se lève et c'est loupé


© Copyright Merle Bleu

dimanche 25 août 2013

Ascension numérique

C'est une toile épaisse au règne digital
Où full sentimental est un songe incarné
Pénétrant dans la chair incisée de fantasmes
Faisant d'une vie pâle un conte peuplé de fées

C'est un monde irréel infiltrant la pensée
Où les ego blessés pleurant au bleu du ciel
S'unissent en prière à l'aube numérique
Virtuels Eldorados chimériques transferts

Splendeur de l'âme éprise de débit
L'anonymat se livre à nu sans la pudeur
S'accroche et puis se grise et s'expose sans crainte
En diffusant sa plainte au format mégabit

S'enfilent les soirées où l'esprit se connecte
Ondulant du cerveau diffusant ses je t'aime
A ce monde inconnu où l'autre n'est qu'un thème
Le corps est aboli l'abject devient beau

Liaison sans nerf optique, écran brillant ses leds
S'imprime en la rétine un vide pathétique
L'espoir de deux amants ignorant la raison
Triste crétine laide, avide de revers

L'esprit lentement cède, obsédé mono-tache
Aimanté, magnétique, aveuglé d'une attente
Où le désir cravache exigeant une trique
Un avenir en pente, une extase à l'étage


© Copyright Merle Bleu

samedi 24 août 2013

A la source

Épuisé des combats au je contre le moi
D'un drame au fil des mois renait le même jeu
Où les égouts boueux déversent leur trop plein
Ce vide que je plains me renverse les yeux

Adieu maudit poète aux rimes cataractes
Abyssales torrents précipitant leurs chutes
En un pacte à l'abime, aux vers flots rugissants
Ma Muse veut du blanc et la strophe en calbute

Emmènes moi veux tu là où les eaux sont calmes
Où même le fétu, sais tu, ignore les naufrages
Où l'amer est mirage et l'être au paradis
Tu sais, dis ? Un endroit d'un autre age

Là bas dans cet ailleurs, je t'ouvrirai mon âme
Et toi charmante augure à travers tes envies
Tu prédiras le tendre écriras le futur
Traçant dans l'encre noire une ligne de vie

Au loin de la bataille, à l'abri des souffrances
Tu brideras la lèvre ouverte sur l'entaille
Tendresse sans excès, adultérin baiser
Enroulé à la taille, aplatissant les reins

Au fond de ton écrin je viendrai me blottir
Amour papier vélin en plume de velours
Je viendrai déposer comme un oiseau se meurt
Un rêve au fond du cœur et mon dernier soupir


© Copyright Merle Bleu

vendredi 23 août 2013

Testament d'un été


J'aurais pu, j'aurais dû
Balayer mes peut-être
Chaque lettre épeler
Refusant tes détours
Sous le flux, le reflux
De ton vague mal-être
J'ai noyé chaque mot
J'ai rayé notre amour

Étais-tu si perdue ?
Je te vois disparaître
Sous un rideau de songe
Un écran de fumée
Ou bien t'es tu reniée ?
Souffrant de tout ton être
Je croyais te connaître
Tu t'étais inventée

Les dés étaient jetés
Et le sort en est traitre
Je te souhaite renaître
A l'adieu d'un été
Trouver la volonté
Dans un lieu de bien être
D'échapper à ton Maître
Et d'aller t'abriter

La vérité est traitre
Aux amants cachotiers
Le mensonge est resté
Là bas sur ta fenêtre
Je ne l'ai pas vu naître
Il m'a déchiqueté
Et comme un bois flotté
Grisaille est mon paraître

Privé de volonté
Ego sans altimètre
Je dois bien me soumettre
Et mon cœur occulter
Avant de te quitter
Je voudrais te promettre
Qu'avant de me démettre
tu as vraiment compté

Et comme un testament
Je tiens à te porter
Le brin d'éternité
Que sont les sentiments
Quand on aime vraiment
Il n'y a pas d'été
On a juste raté
Le sens du mot ment


© Copyright Merle Bleu

lundi 19 août 2013

Lune rousse


J'ai dans la tête un cœur deux temps
Un soir grisant, des odeurs d'huile
La fumée bleue de mes seize ans
Et ces gitanes que l'on grille

Cheveux au vent flottés rebelles
Tes mains serrées sous ma chemise
Ventre plaqué contre mon dos
Doux soubresauts, peau décibels

Pour seul vaisseau j'avais deux roues
Tes cheveux roux comme Tamise
Femme avertie et moi puceau
Au yeux d'un ciel diamants sertis

Rose d'affect brun frémissant
Rai jaunissant peuplé d'insectes
Je poursuivais l'éclat d'un phare
En long couloir de couleur encre

L'air chaud frôlait nos impatiences
Au creux des sens comme un délit
Long stimuli, belle indécence
Encore un pas et puis le lit

Lutte des corps sans fausse note
Comme deux mômes qui chahutent
Et puis ta hutte en chaude motte
Ton état brut en vagues d'or

Tu étais femme et j'étais gosse
Et de ta rose a fleuri l'homme
C'était hier et le temps glisse
Et tes deux mains sous ma chemise

Et tes deux mains sous ma chemise


© Copyright Merle Bleu

dimanche 18 août 2013

Sou garanti

Sou garanti

Anti vol
Anti stress
La vie sous garantie

En attente
En détresse
Un amour est fini

En quête de symbole
Morceau de paradis
Pour cinq balles s'envole
Couvert de ses non dits

En souplesse
En silence
Je marche dans ses pas

Embuscade
Ambulance
J'étouffe à ces pourquoi

Soucoupe parabole
Ses chaines sous mon lit
Images d'une croupe
Au plaisir tout compris

En dérive
Emporté
Les souvenirs me hantent

En musique
En cadence
La belle voix me dit

Sorry je suis partie
No service après vente
Pour refaire une vie
Composez 36 30


© Copyright Merle Bleu

Qui ose ?

 Qui ose ?


Ils voudraient la beauté
Justifiant l'ignorance
Au poids de leur pensée
Ils riment en absence
Où comme une huile rance
Viendrait danser

Cet ego insensé
Ils nomment poésie
Le zizi dans la main
Et les yeux dans le vague
Tant pis si boite un rêve
En voulant prendre un pied
Même la volupté
Nécessite un décor

Ces vers en longs colliers
Ils n'en sont pas peu fiers
Avare et son trésor
Redoutant qu'on le pille
Les yeux comme des billes
Rivés aux cheveux d'or
Doux clichés qu'on exhibe

Parfois ils s'interrogent
Sur le sens des choses
Leur prose prend du poids
En de vaines scléroses
Le flatulent résonne
Comme un pet...sans la rose

Ils sont les créateurs
Maîtres en toute chose
Leur espace n'est Rien
Qu'un remake psychose
Aux accents espagnols
Guignols beaudelaiRiens

Qui ose ?

samedi 17 août 2013

Vie de chien

Vie de chien





Au fond de ton regard
Le temps s'est arrêté
S'est accroché mon cœur
Comme on perd une clé

J'ai lu comme un appel
A cette longue absence
Pas vraiment le reproche
Juste un vide cruel

Au fond de tes yeux bruns
J'ai vu que tu es proche
Que un et un font deux
Est gravé dans ta roche

Ton œil est transparence
Scintillant de clarté
Brillant d'une impatience
Bondissant de gaité

Pour toi ma main se tend
Et mon bras tout entier
Demain par les sentiers
Nous irons d'un pas lent

Moi le regard rêveur
Toi fidèle à mes pieds
S'enivrer des senteurs
De cette fin d'été


© Copyright Merle Bleu

jeudi 15 août 2013

Tord boyau

J'ai mon Verdun, camp retranché
Champ hérissé de baïonnettes
Entrailles aux trouées de mitraille
De mes pensées volées en miettes

J'ai mes prières au fond du trou
Qui me fusillent au hasard
Quand tout empeste la gadoue
Quand tout est noir même les filles

J'ai mon chemin privé des Dames
Courant à la vallée de l'Aisne
La morne plaine où je me damne
Corps enterré les mains gelées

J'ai cette peur qui me bataille
Comme un long cri tout déchiré
S'échappant vif d'une entaille
Terrorisant mon chant figé

J'ai l'âme lasse des combats
Où la main gauche tue la droite
Où la souris se fait montagne
A l'ambidextre privé de lame

J'ai cette envie simplement d'être
Sans qu'une larme soit versée
Tout désarmé du son d'un rire
Bouleversé d'un nouveau charme


© Copyright Merle Bleu

mercredi 14 août 2013

Souffle au coeur


Un peu de vent frôle ma terre
Caressant flux venu d'ailleurs
Frisant la peau de farfelu
Au chaud d'un corps tout frissonnant

En tous ces ports sans un bateau
Ballote à vide un sémaphore
Désespérance au ciel d'été
Tout biseauté de restes d'or

Le soir s'agite un éventail
Et la lumière au loin s'enfuit
Pas de suture sans entaille
Et pas d'hier sans une nuit

Le souffle éteint sa part de rêve
Où la pluie crève les nuages
Ondulant d'eau au fond des grèves
Où vont tanguer tous nos radeaux

Au long du dos brise est l'échine
La main fondue d'une fraîcheur
Au fond du cœur tient la promise
Ancrée de Chine ou bien d'ailleurs

Et l'Eolien suit son voyage
Entremetteur à nos demains
Fille de l'air sol est son lien
Et ses deux mains nous dévisagent


© Copyright Merle Bleu

mardi 13 août 2013

Mélodie collatérale


Pour quelques mots, un fol ego
Marche au tempo le pas de l'homme
Et son trépas comme un crédo

Au gris du jour
Le clairon sonne

La guerre est gale
Et colle à terre
Une morale délitée

Le clairon sonne
Comme un râle

Au capital de l'acheté
Rien à jeter tout est à vendre
Tout est létal et bien pensé

Au temps passé
Le clairon sonne

Au son d'un La au nom d'un dieu
L'homme nourrit le cancrelat
Au fond des yeux meure le cri

Un clairon sonne
Et c'est adieu


© Copyright Merle Bleu

dimanche 11 août 2013

En couleurs


Au creux du noir ouvrir son cœur
Voir en couleur le gris souris
Palette rouge au bleu des larmes

Apprendre au jour à nuancer
Comme un pastel à la tendresse
Où l'arc en ciel viendrait danser

Au vert s'étendre et déverser
L'orange en trait à ce futur
Rêve de pur à l'ange abstrait

Terre de Sienne âme émoussée
A l'eau salée peindre le jour
De rose ancienne éclaboussé

Pour un amour, pour des millions
Tracer sillon semer les fleurs
Teinter les pleurs en vermillon

Brume laiteuse ornée d'eau pâle
Vienne l'aurore où nait l'azur
Où renait l'or endolori
Aux coloris de nos encore


© Copyright Merle Bleu

samedi 10 août 2013

C'est cool la vie


Raz du pavé, l'âme picrate
Comme un pirate au nom rasé
L'homme se saoule à ses ratés
Nié des foules
...
Ombre emportée

Sa vie le poisse
L'odeur dérange
Demain l'angoisse
Lourd
...
Puant de peur

Est-ce bien lui cet animal
Tendant la patte à notre cœur
Besoin trivial de survie
Se faisant mal pour un rien
...
Notre regard est si lointain

Le temps d'un soir il se souvient
Du doux parfum
De ses printemps
Et puis le trou
...
Crevant de faim

Sa tête tourne et c'est l'été
Rien à manger sans coup de boule
Son corps s'écroule à deux pâtés
Rêves éclatés
...
La vie s'écoule

Ombre emportée
Puant de peur
Notre regard est si lointain
Crevant de faim
La vie s'écoule


© Copyright Merle Bleu

vendredi 9 août 2013

Escalade au possible


En haut la cime
Le but
L'ultime pic lacérant dans le bleu
L'enjeu à l'état brut
Le rut sans le crime

Monter, s'arrachant à la peur
Goûtant l'apesanteur des rêves éloignés
A coup de volonté se faire roi du temps
Empoigner cet instant, en écouler la sève

Abandonner au vent les plaintes déchirantes
Beuglantes condamnées, lugubres et livides
A l'absence impavide, à la froideur des bras
Vertigineux abysse évidé dans l'immense

Balayer d'une main les lambeaux de nuages
Tourner enfin le dos à nos espoirs zébrés
Aux nuits sur l'oreiller à rayer les orages
Fixant le noir mouillé d'un gamin sans ego

Abolir cette pente accroché à l'effort
Délaissant les accrocs des affres cannibales
S'élever dans l'attente en effleurer le beau
Délivrant cette peau de larmes obsolescentes

Monter,
Monter plus haut encore
Se sentir allégé
Déposer ses espoirs
Et d'un seul coup oser
Toucher du doigt le rêve
Grimper au bout du songe
Et tant pis si l'on crève
Dans l'oubli
D'un mensonge
Aux éboulis du Vrai

mercredi 7 août 2013

Lot de consommation


Au clapot de la nuit
Une barque s'enfonce
Sous le poids de ses chaines

Et l'homme comme un chêne
S'embarque pour la vie
Fuyant l'émoi dans l'ombre

Bateau tu roules, grinces
Et cent fois te rebelles
A ce joug qui t'évince

Et l'homme se déchaîne
Luttant contre le sombre
Ne tapant que le rock

Le canot rêve et vise
Une époque au lointain
Des femmes, du rhum ou bien du gin

L'humanité s'enlise et boit
A ses échardes
Au prix du jean


© Copyright Merle Bleu

lundi 5 août 2013

Vague espoir


La vague pousse et glisse
Une carcasse aux flancs meurtris
Criblée de cris, de clous

Le souffle plaque et puis emporte
Comme l'enfance d'un soupir
Ridant l'eau forte d'une flaque

Déferlement de souvenirs
La pensée brasse un lit d'écume
Où l'amertume se prélasse

Goutte à goutte en sombre voute
En fine pluie l'âme déborde
Lèvres serrées l'afflux dégoute

L'instant est nu claquant dedans
Les yeux perdus fixant l'étoile
D'un avenir peau de serpent

L'espoir consulte au loin la rive
Le temps dérive à ses côtés
Et dans le noir demain se sculpte


© Copyright Merle Bleu

dimanche 4 août 2013

Fantasme enluminé

Femme tu voles
Et m'entraines en rêve
Au règne du frivole
Ondulant de ta flamme

Câline sœur de l'âme
Caressant d'un sourire
A la source des pleurs
Les larmes cristallines

Cascade de fraîcheur
Déroulant au vizir
Les soirées mascarade
D'un geste aux lents désirs

Je veux planer encore
Et déchirer les cieux
A l'instant de plaisir
De tes yeux qui se fanent

Me donner à tes bras
Fétu d'une rivière
Flottant dans le délit
De rives polissonnes

A tes paupières closes
Sceller de mes baisers
En rose de dentelle
L'aveu de tes prières

Et disparaître alors
Ectoplasme d'un être
Fantôme né d'un spasme
Pour dorer ton aurore.


© Copyright Merle Bleu

samedi 3 août 2013

Turbulence


Amour tu pleures
De tant de solitude
Et tu prétends encore
Faire tituber les cœurs

Ton regard est de flamme
Et ta cuisante œillade
Attire sans égard
Vers le vide abyssale
D'une absence en guenilles

Tourbillonnent les maux
Les ronces s'enchevêtrent
Où l'être se passionne
Le temps suspend ses mots
Virevolte en vertige

Exploit d'un cœur léger
S'élançant volatile
Oublieux de son vide
Avide de sa chance
Le Je se veut subtil

L'image est illusion
Naufrage teinté de souffre
Le déni d'un été
Efface et fait de plomb
Cet homme vide où l'air s'engouffre


© Copyright Merle Bleu

vendredi 2 août 2013

Mélodie caniculaire

Au festival caniculaire
La mer sourit, rivale azur
Étêtant l'horizon
D'un ciel, bleu démesure

Aux mats, les cliquetis des drisses
Cris cadencés, gris métallique
Faseyent en rythmique
Incrustant l'audimat.

Le sable crisse au vague
Un soupir impensable
Lissé sous le ressac
D'une langue insensée.

Les cigales zélées
De leurs ailes complices
Stridulent comme au bal
Ballant des mandibules

Envahit de chaleur
Dépourvu de courage
S'enflamment les nuages
D'un jour épanoui de flemme


© Copyright Merle Bleu

jeudi 1 août 2013

Crescendo de cristal

Crescendo de cristal

 

 


Fébrile survol d'un piano
Comme hésite un oiseau
Le cœur battant frôlant les touches

Silence monogame
Où les échos s'absentent
En retenant leur souffle

Puis lentement
Fuse un son, une note
Irruption de cristal
Résonance infinie

S'écoulant croche à croche
Chaque son se reflète
Rebondit et s'accroche
Traçant la mélodie

Sarabande de vie
Cheminant dans la nuit
Libérant les étoiles
En effleurant les cieux

Et l'amour se dévoile
En refermant les yeux
Sur des gouttes de pluie
Que l'émotion décroche


© Copyright Merle Bleu