mercredi 31 décembre 2014

Homme et conscience

Qu'aurai-je appris en cette année
Pour qu'elle soit différente
Qu'ai-je su faire __ ai-je donné
Suis-je sorti de mon attente

J'ai rencontré mes émotions
Mais n'ai pas pu les voir fleurir
J'ai reconnu le mot souffrir
Il m'a posé bien des questions

Existe-il une raison __ une réponse
J'ai rencontré le verbe aimer
Il s'est posé __ vêtu d'indifférence
Et ma défense a désarmé

Combien de fois dans mes nuits blanches
Ai-j(e) vu mon cœur se retourner
Sans mouvement de hanche
Et sans épis de blé

Qu'est-ce que l'année m'a apporté ?
Du rêve et du silence
De mon humanité
L'Amour et la pleine conscience



© Copyright Merle Bleu

mardi 30 décembre 2014

La cendre et le poète

Moi je l'aimais
Elle __ elle aimait ma prose
Ma chair s'écrie __ ronce des roses
Aux hurlements de mon esprit

Mon nom j'ai désinscrit
Perdant et l'être et mon estime
Ce sont mes lettres que l'on aime
Ce n'est pas moi __ je l'ai compris

Poète esthète sans pouvoir
De tes mots chouette ou aigle noir
Lorsque t'observe une alouette
Tu n'es qu'un piaf dans le miroir

Demain sera une oubliette
Si on te lit __ qui te verra
Ton âme en deux saigne l'oubli
Dont on fera la chansonnette

Derrière l'encre de tes vers
Quel cœur battra d'un vrai "je t'aime"
Qui cherchera derrière un thème
Le simulacre du sincère

Aux fumées âcres tu te perds
De vœux cramés tu crèves
Loin de tes rêves parfumés
Où tes pensées vont cheminer

Brûlant sans fin la plume et le Phoenix



© Copyright Merle Bleu

lundi 29 décembre 2014

Au fond j'ai mal

Un an s'achève
Un autre vient
Sans un élan et sans un rêve
Minuit n'aura pas de destin

A ce tocsin pas de prière
Mais un cœur lourd comme l'étain
Un cœur déteint
Teinté d'hier

S'essoufflera l'année
Se soufflera la flamme
Femme oriflamme
L'aurore est feu fané

Sur mes lèvres encore
Deux lettres __ une naissance
La soif et l'éphémère
La fin __ l'obsolescence

Là tout au fond du verre
Effervescence __ un peu d'air en partance
Champagne au goût de terre
Donne moi de l'ivresse

Tout au fond de mes vers
Je laisse la souffrance
Des mots faits de faïence
Dont l'homme se fissure

Aux douze coups je sais déjà
Que chacun d'eux me frappera
Au fond du cœur où j'aurai mal
Noir est demain sans la blancheur __ mon idéale



© Copyright Merle Bleu

Le retour du silence

Retour __ est-ce le mot du jour
Celui des tristes retrouvailles
Du non amour et du divorce
Où que l'on soit __ où que l'on aille

Rempart __ un mot vers nulle part
Divisant Toi et Moi
Abritant du hasard
Et des tendres émois

Ailleurs est ce mot que j'ignore
Dehors il fait soleil
Mais pas sur mes entailles
Sur le froid de mon corps

Je ne veux plus du mot encore
Là où demain se taille
Broyé dans une faille
Hier est déjà mort

Blessure __ le mot a des lèvres subtiles
Sa morsure est si douce
Le cœur n'a plus de force
L'Amour y met du style

Silence __ En dessous de l'écorce
Les entrailles se figent
Comme se creuse un torse
Evidé de vertige

Un cri __ étouffé au néant
Griffé __ strié
Pour dire __ être vivant
Sans savoir oublier



© Copyright Merle Bleu

dimanche 28 décembre 2014

L'amour et le reste

Il me reste ces mots
De couleur __ de douceur
Qui voulaient la décrire
Mais viennent pour mourir
A l'encre de la plume

Il me reste ces vœux
Ce bonheur à offrir
En bouquets __ en pétales
Et ne pouvant servir
Qu'à charmer les cigales

Il me reste ces lieux
L'envie de partager
De découvrir à deux
Venise ou bien Tanger
A la lueur du cœur

Il ne me reste d'idéal
Que le reflet d'une chandelle
Lambeau de peau __ larme de cire
Femme de dos __ la flamme oscille
Au long des cils en goutte d'eau

Il ne me reste rien
Que la noirceur du vide
Et ce Moi incertain
Au teint pâle et livide
Qui doucement se meurt

Là où je reste __ où je demeure
Entre l'hier et le demain
En oublierai-je les "je l'aime"
En oublierai-je ce refrain
Au long des rives d'infortune



© Copyright Merle Bleu

Eclats divers

Les camions cheminent
Carapaces métalliques
Sur la route hermine

L'oiseau pourfend l'air
Tire un missile d'acier
Eventre le fer

Seule une roue bouge
Rond vestige d'un convoi
Sur la neige rouge

Un membre en travers
Verse une dernière goutte
Au froid de l'hiver

Mes frères d'Ukraine
Qu'elle est longue cette route
Où pousse la haine


© Copyright Merle Bleu

samedi 27 décembre 2014

Le mot de la fin

Il venait d'avoir 255 ans, c'était sa dernière année. Le système était programmé pour le supprimer. Il ignorait quand et comment, cela faisait partie des règles instaurées pour maintenir une population stable.

Dans sa chambre réglementaire de trois mètres sur trois il attendait son créneau de sortie. La durée avait encore été réduite cette année pour permettre une circulation suffisamment fluide sur les trottoirs. Peut être parviendrait-il à l'apercevoir aujourd'hui, il l'avait ajoutée à ses préférences pour que le système en tienne compte lors de la planification des promenades. 

La voir était le dernier plaisir qu'il souhaitait s' offrir avant de décider lui même de son mode de suppression. Il choisirait le menu euthanasie dès son retour. Le système lui demanderait de confirmer puis lui proposerait les options disponibles.

Il savait déjà que ce serait EXTASE et il se désintégrerait en pensant une dernière fois à ELLE ...


© Copyright Merle Bleu

vendredi 26 décembre 2014

Equation à deux inconnus

Mon amour est en cale
Amical est offert
Pas vraiment l'amitié
La moitié d'un bocal

Un amour arrondi
Combien de décimales ?
Dis ?
Infini __ moi j'ai mal

Diviser l'idéal
C'est un triste partage
Une fleur sans sa tige
Un cœur sans ses pétales

Donner sans avoir à compter
Ajouter du bonheur
S'aimer __ se raconter
Réunir nos deux cœurs

J'ai un monde à offrir
Une envie de construire
Mais je dois me soustraire
Refaire un choix aléatoire


© Copyright Merle Bleu

mercredi 24 décembre 2014

Le rêve de minuit

J'ai rêvé la soirée
Un sourire __ une entente
Une flamme dansante
Dans nos yeux éclairés

J'ai rêvé les secrets
Les tendres confidences
Et nos rires discrets
Partagés en confiance

J'ai rêvé le sublime
En pensée __ en image
Sans un doute ou dilemme
De nos vœux de partage

J'ai rêvé de ta main
Ta douceur dans la mienne
De ta peau __ le parfum
Et nos âmes voisines

J'ai rêvé le minuit
D'un soir de réveillon
Merveilleux vermillon

De nos lèvres l'espoir nous avait réunis
J'ai rêvé
Il fait nuit


© Copyright Merle Bleu

mardi 23 décembre 2014

Le chemin de nos rêves

De la sueur et du temps
Savons nous ce dont l'homme est capable
Sous la voûte des cieux il n'est pas un instant
Qu'il ne cherche à créer ses rêves __ ses possibles

Ouvrier du destin
De tes mains trace encore les lignes
Ton labeur est chemin
Et ta pensée est digne

Chaque jour se bâtissent les murs
Si demain tout s' écroule
De ton sang qui s' écoule
Sois celui qui rassure

De tes bras porte haut ton amour
Sois en fier __ sois en sûr
Au delà des discours
C'est l'Humain ton futur


© Copyright Merle Bleu


lundi 22 décembre 2014

Le bourreau des étoiles

Quand les yeux se referment
Sur des étoiles mortes
L'on voudrait mettre un terme
A tout ce qui importe

On voudrait s'endormir
Un instant __ pour toujours
Oublier que l'amour
A encor fait souffrir

Au miroir d'un regard
Le reflet devient terne
Autre lieu __ autre part
Vient s'enfouir sous les cernes

S'absenter d'un seul trait
Pour renaître à l'histoire
Dans les bras du hasard
Retrouver un attrait

Sous un ciel d'infortune
Bien qu'il cache la cime
Le nuage est victime
D'une brise opportune

Du bourreau sans nos bras
Que deviendrait la hache
La pensée se fait lâche
Pour assumer ses choix

Reconnaître ses tords
C'est avoir un éclair
Et cesser d'être mort
Comme une orange amère

Même au fond des nuits noires
On voit briller l'étoile
Et scintiller l'espoir

Il suffit simplement de déchirer nos voiles


© Copyright Merle Bleu

dimanche 21 décembre 2014

Le fruit du désir

D'une vie sans pépin
Elle avait la peau douce
Presque lisse et luisante
Sous un parfum d'agrume


De mes doigts soulevée
Une robe légère
Glissait sur le pavé
A l'orange des hanches

Quartier après quartier
Une joie salivante
Pétillait de gaité
A l'explosion d'un jus

De ses lèvres sucrées
Une papille acide
Lucide mais gourmande
Découvrait un palais

La saveur envoutante
D'une femme inconnue
Déroulant sa peau nue
A la pulpe charnelle

Emotion de mes sens
Buvant source divine
Le doux fruit d'indécence
Se nommait Clémentine


© Copyright Merle Bleu

Ame des cavernes

Roule __ roule carrosse
Dans ce monde féroce
Y a-t-il une place
Reste-il une fée

La tigresse de vie
Droit au cœur m'a griffé
Ecorché mes envies
Mon espoir agrafé

Sur mes lèvres muettes
Une bouche cousue
Comme un goût de défaite
Quelques notes foutues

Aux cavernes de l'âme
La pensée labyrinthe
Me murmure sa plainte
Et hiberne sans flamme

Reste-il de l'amour
Sans payer __ sans souffrir
Avant de voir s'offrir
Le baiser de la mort


© Copyright Merle Bleu

samedi 20 décembre 2014

Céleste

Elle s'appelait Céleste
Servait le jour gare du Nord
Parfois quelques clients retords
Avaient encor de vilains gestes


Alors c'est vrai __ elle avait la main leste
Mais sans être méchante
Elle savait bien lâcher ses lests
Céleste était patiente

Elle était bien un peu têtue
On lui montrait le Sud __ elle disait "c'est l'Est"
Avec un zeste d'accent pointu
Mais l'écouter c'était un test

Certains disaient "c'est une peste"
En entendant ses vocalises
Des voyageurs venus de l'Est
Encore plus cons qu'une valise

Mais lorsqu' enfin elle chantait
Debout plantée comme une artiste
Même les anges s'arrêtaient
Transpercés d'une voix céleste


© Copyright Merle Bleu

vendredi 19 décembre 2014

Le présent venu d'hier

Elle se tenait derrière un verre
Une distance en métaphore
Mi protégée __ mi prisonnière
D'un blues teinté d'indifférence

Son cœur était un coffre fort
Plein de douceur et de tendresse
Dans son regard brillait de l'or
L'ouvrir aurait été faiblesse

Emanait d'elle une émotion
L'indécision d'une détresse
Le désespoir des illusions
Quelques signes d'angoisse

Elle habitait la solitude
Ce lieu de non confiance
Des fausses certitudes
Où poussent les défenses

La vie lui faisait mal
Elle ne voulait plus croire
Au rêve __ à un homme idéal
Sa source de déboires

Comment lui en vouloir
Lorsqu' aimer est souffrance
L'horizon devient noir
L'Amour de l'huile rance

Sur les routes d'hier
Les chemins de l'histoire
Recherche ton espoir
Ta source de lumière

Il n'est jamais trop tard
Pour devenir entière


© Copyright Merle Bleu

jeudi 18 décembre 2014

Amour Toujours

C'était un jour monotonie
De vert __ de gris __ de vague à l'âme
Portant un rêve à l'agonie
Un jour où se mourait Paname

Il marchait seul sur le pavé
A gauche __ à droite ou de travers
Sur deux pâtés et trois artères
De Notre Dame à la Cité

Pour les passants il titubait
Lui tentait juste de voler
Mais chaque fois il retombait
La tête vide et désolée

C'était un jour mélancolie
Où le présent pleurait l'Amour
De cette femme si jolie
Dont le prénom était Toujours

Il marchait seul sur le pavé
La main serrée tenant la sienne
Et les mémés à leurs persiennes
Montraient du doigt le dépravé

Lui tentait juste de voler
De s'envoler vers les nuages
Tout près d'un ange à le frôler
Lui demandant quel est son age

C'était un jour de sa folie
La main serrée tenant la sienne
Portant un rêve à l'agonie
Dont le prénom était Toujours



© Copyright Merle Bleu

Bonne conduite

Ah __ si mon cœur était machine
Qu'il suffirait de réviser
S'il était juste un peu percé
N'ayant besoin que de rustine

S'il était matière usinée
Se nourrissant de combustible
Bien résistant comme l'acier
Du métal dense et non fissible

S'il n'était pas fait de hasard
Se mesurait pour un échange
Millimétré __ forme standard
Bien dessiné sur une page

J'aimerais bien qu'on le répare
Mettre un peu d'huile __ un tour de clé
Marque Mobil ou bien Antar
Oh juste une goutte __ une giclée

Oui mais voila __ il est de chair
Il se nourrit de ma pensée
Et pour y voir un peu plus clair
Je crois qu'il faudrait tout changer

Si je démarre en un éclair
Je ne sais plus comment freiner
Le bien conduire est une affaire
Malgré le nombre des années

Mon carburant __ c'est du super
De l'idéal __ de l'Amour pur
Lorsqu'il explose dans mes vers
Il est velours ou bien fissure


© Copyright Merle Bleu

mercredi 17 décembre 2014

Noël voit rouge



Costume alpaga rouge il revenait de chine
Un chèque dans la poche un grand sourire aux lèvres
Ayant troqué le renne il roulait limousine
Et les rêves d'enfants se comptaient dans ses livres

Noël avait perdu l'esprit
Le souvenir du père de son père
L'Amour en affichait le prix
L'argent devenait le repère

Ses clones __ barbe blanche __ arpentaient les boutiques
Robots incarnés d'incarnat __ fausses doublures
Ils en avaient l'image __ ils en avaient l'allure
Derrière la candeur __ un seul moteur __ le fric

Lueurs aux courbes fascinantes
Nous sommes pies de vos éclats
Le merveilleux est mis en vente
Pourrons nous l'acheter __ Ou pas ?

A quelque pas __ un homme est allongé au sol
Ce soir encore il sera seul __ sans un repas
Ce pilleur de poubelle est accusé de vol
Noël __ Noël __ les vrais voleurs ne mendient pas


© Copyright Merle Bleu

mardi 16 décembre 2014

Hors d'attente

Attendre __ attendre le moment
Les feuilles mortes
Un souffle __ un coup de vent
Attendre quoi ? Mais peu importe !

Qu'on aille mieux
Que l'on soit fort
Que l'on soit sûr
Que l'on soit vieux

Attendre __ une ouverture ou une porte
Le devenir de notre huit clos
Attendre c'est ce mot
Que le diable colporte

La pluie pour la moisson
L'argent pour le bonheur
Eclair ou trahison
Un coup de foudre __ un coup de cœur

Attendre une illusion
Pour que le temps nous donne tort
Une heure __ un jour __ ou un pardon
Pour que la vie nous jette un sort

La maladie __ la guérison
Attendre __ attendre encore
Est-ce folie ou bien raison
Ou bien vouloir battre un record

Attendre est un non lieu
Où s'égare l'esprit
Regard vers l'infini
Espérant toujours mieux

Attendre est ce repaire
Où la peur se blottit
Prison ou paradis
Agir nous en libère


© Copyright Merle Bleu

lundi 15 décembre 2014

Frisson d'un rêve

D'après une idée originale de mon amie Tine qui se reconnaitra 

Au sortir de la nuit mon rêve s'est posé
Il était là __ tout près __ me faisant frissonner
Grelotant mes pensées
Ignorant mon émoi

"Vas t'en" lui dis-je d'un seul geste
"Je ne crois pas en toi"
Il m'a souri la mine triste
Puis m'a murmuré tout bas

"Regarde __ je suis toi"
"C'est pour toi si j'existe"
Je répondis: "J'insiste !"
"Car si tu restes tu mourras !"

Il supplia d'un long regard
Que je le prenne sur mon cœur
Je vis ses yeux __ mouillés de pleurs
Son air hagard

Je l'entourai des bras
Le berçant de tendresse
Mais gentiment il s'échappa
S'enfuyant sans rudesse

Je le vis s'envoler
Direction les étoiles
Mes mains l'ont effleuré
C'était avant qu'il ne se voile



© Copyright Merle Bleu

Etre et reconnaître

Je voudrais tant voler au temps
Quelques instants faits de bonheur
Nous les offrir

Je voudrais partager les heures
Être celui qui te rassure
Et te libère des rancœurs

Je voudrais dérober au vent
L'évanescence des senteurs
Nous enrober dedans

Je voudrais accrocher des fleurs
Dans tes pensées __ ta chevelure
En touches de douceur

Je voudrais rire et conquérir
Un avenir contre ton cœur
Nous y blottir

Je voudrais t'apporter l'amour
Fait de tendresse et de patience
L'entretenir jour après jour

Je voudrais avec toi construire
Un mausolée __ un édifice
Hymne à la vie __ hymne au sourire

Sans renoncer __ sans sacrifice
Approfondir ce qu'est notre être
En chœur être complices

Savoir se reconnaitre


© Copyright Merle Bleu

dimanche 14 décembre 2014

L'union des imparfaits

Sans le passé __ sans le futur
Aimer pourrait être si simple
Sans les douleurs __ sans les blessures
Où la peur a bâti son temple

Je la regarde et la contemple
Depuis des jours __ depuis des mois
Aimer pourrait être si simple
Si elle osait poser sa croix

Je la regarde et je la vois
Toute mon âme tends les bras
Vers ses défauts __ vers ses défaites
L'aime au présent __ l'aime imparfaite

Aimer pourrait être si simple
Sans notre peur __ sans notre crainte
De reconstruire un rêve en couple
Sur les débris des joies défuntes

Aimer pourrait être plus simple
Tirant les leçons de notre age
Si nous savions être plus souples
Ouvrir les portes de nos cages

J'ai mes défauts __ j'ai mes défaites
Mais mon amour est ce présent
Qu'à bout de bras vers toi je tends
De tout mon cœur __ de mon âme imparfaite


© Copyright Merle Bleu

samedi 13 décembre 2014

Lune voilée

En ce jour de cristal
J'ai suivi les allées de sombre solitude
Voile blanc sur le cœur et l'esprit craquelé
Poursuivi d'une plume et gelé d'habitude

Sous le poids de mes pas grelottait le gravier
Une nuit m'enfermait de tristesse idéale
La chaleur de mes mots s'envolait en fumée
Et mes lèvres séchaient sans le fruit d'un baiser

L'Oiseau haché de froid hululait son espoir
Mais il faisait si noir sur les rêves perchés
Voile blanc sur le cœur et l'esprit craquelé
Une lune apparut d'une tristesse ivoire

Je la voyais si loin et pourtant si semblable
Que mes pensées vers elle aussitôt s'envolèrent
Irisées d'un éclair et parsemées d'étoiles
Lumineux grains de sable accrochés dans le ciel

D'un esprit nuageux se voila la lumière
Et d'un astre au désastre amère fut l'averse
De mes songes en pluie au collier des rivières
Déversant aujourd'hui toutes les crues d'hier



© Copyright Merle Bleu

vendredi 12 décembre 2014

La main, le coeur et la pensée

Pensée __ tu n'as pas les réponses
Ecoute un peu les vœux du cœur
Et pousse le __ malgré la peur
Ou bien alors meurs et renonce

Nous le savons __ vivre est souffrance
Mais c'est aussi bonheur et joie
En verrions nous la différence
Sans alternance et nouveaux choix

Pensée __ laisse exprimer le cœur
Calme sa peur __ là est la voie
Il sait l'envie et la douceur
Ecoute le __ un peu __ il bât

Ecoute __ écoute encor sa voix
Laisse le vivre et lâche prise
Il est soleil à l'aube grise
Ne l'éteint pas __ ne le tue pas

Pensée __ ne cherche pas le doute
Ecoute enfin __ ne tremble pas
N'emprunte pas l'ancienne route
Tu te fourvoies __ on n'y voit pas

Laisse jaillir un bel éclat
Et fais confiance à ton voyage
Dis moi pensée __ tu sais nos ages
La chance fuit __ elle n'attend pas

Chaque chemin est différent
Sans embuscade et sans embûche
A l'horizon la main se tend
Cette pensée parfois te touche

Venue de l'autre __ avec ses peurs
Ses joies __ mais aussi ses blessures
Il aime __ il sait __ il en est sûr
Prends donc sa main __ là __ dans la tienne

Sans arrière pensée __ elle est la main venue du cœur


© Copyright Merle Bleu

mardi 9 décembre 2014

Noel au dessus du sapin

Y a-t-il une étoile
Là haut __ au dessus du sapin
Elève toi mon ciel
Plus haut __ montre moi le destin

Les cadeaux ne sont rien
Simples joies matérielles
Dont les reflets se voilent
Images dans la brume __ au loin

Au dessous de tes branches
J'ai déposé mon âme
Offrande en poudre blanche
A l'orange des flammes

Verrai-je fondre un rêve
Les mains tendues au delà de mon cœur
Là où l'autre commence et mon être s'achève
Lisière du bonheur __ demain s'est-il perdu

Noël es-tu sincère
Lorsque les rires se sont tus
Sous les aiguilles de l'hiver
Y a-t-il une étoile __ en haut __  juste au dessus


© Copyright Merle Bleu

Dimanche en Camargue

Je t'ai connue Camargue
Sous un ciel gris de pluie
Ligne d'horizon vague
Au rebord de la nuit

Oiseaux perchés en col de cygne
Aiguille du talon planté en tes eaux mortes
Roses flamands comme une insigne
Perçaient le brun d'un plumage en cohortes

Panache ébouriffé, beige velours
Les roseaux nus sous le mistral
Formaient d'étranges chevelures
En grelottant sous un ciel pâle

Taureaux puissants, sombres eaux fortes
Troupeau foncé de formes noires
Vous déchiriez le jour de vos cornes géantes
Au saignement béant d'un soir

Bouche salée, Grau idéal
J'ai vu danser la mer et les palmiers
Les goélands au rire tropical
Berçaient leurs ailes en signe d'amitié

J'ai vu fleurir mille soleil
Eclats dorés sur la terre endormie
Il était l'heure où l'on s'éveille
Vers d'autres ciels, d'autres pays


© Copyright Merle Bleu

jeudi 4 décembre 2014

Au fil de l'autre

Vide___elle se sent vide
Vide et inerte
Au fil de ces années
Trop donné___trop de pertes

Une vie lui échappe
Elle n'en aura plus d'autre
Sous le poids d'une chape
S'affaiblit tout son être

La lumière à distance
Ne la concerne plus___ne la concerne pas
Elle sait tout ce qui brûle
Ce qui crée la souffrance

Elle est là funambule
Avançant pas à pas
Suspendue à un fil
Une corde à bascule

Sur la vie qui défile
Elle a perdu la prise
Elle se laisse flotter
Emportée d'une eau grise

Vous sur le bord___la voyez-vous passer
Tendez lui une main
Elle ne veut pas la mienne
Je voudrais qu'elle parvienne à de beaux lendemains



© Copyright Merle Bleu

Des mots inutiles

Les mots ne peuvent rien
Lorsqu' imprégnés de noir
Ils cachent la lumière
Et dorment au cachot

Les mots ne peuvent rien
Mais du matin au soir
Ils cherchent à vous plaire
Sortis de mon ego

Les mots ne peuvent rien
Lorsqu'au lever du jour
Un seul être vous manque
Et vous tourne le dos

Les mots ne peuvent rien
Pour éveiller l'Amour
Au son d'une voix rauque
Sortie d'un magnéto

Les mots ne peuvent rien
Inscrits sur un grimoire
Emotions placebo
Que pourriez-vous en faire

Les mots ne peuvent rien
Ils sont de faux espoirs
J'ai bien pensé les taire
Mais où puiser le beau


© Copyright Merle Bleu

mardi 2 décembre 2014

La flèche empoisonnée

L'amour___le vrai___est une chose rare
Je l'ai croisé un jour
Il m'a percé d'un trait au profond d'un regard
Une flèche d'un ange___émotion pour toujours

J'en ai vu la blessure___et senti le message
Lorsque l'âme est sincère
Tous les liens ne sont pas synonymes de cage
Ni prison___ni capture

Je n'ai rien demandé
J'ai senti et offert
Mais tout devient crainte et danger
Pour ceux ayant souffert

Oui___c'est vrai___j'espère
La surprendre___échanger___partager
Parvenir à lui plaire
Laisser au temps le soin de soulager

J'aimerais tant___l'aider___la distraire
Dire le futile et l'essentiel
Le profond___les fous rires
Ne jamais faire souffrir___la voir s'ouvrir au bleu du ciel

Peut-être aurais-je dû me taire
Ne pas la déranger
Me fondre dans l'éther
Rester un étranger

L'amour___le vrai___est une chose rare
J'ai voulu l'exprimer
Il a creusé l'écart et la peur a primé
Est-ce tare d'aimer___est-ce tard pour aimer

Je n'ai rien demandé___j'ai senti et donné
Peut-être aurais-je dû me taire
Fuir de crainte et danger
Moi aussi j'ai souffert___j'ai vécu de peur et de colère

Mais un jour___il nous faut pardonner


© Copyright Merle Bleu

dimanche 30 novembre 2014

Jour de brumes

D'un destin Sahara l'horizon était jaune
Douceur d'un Sirocco dans l'aube de poussière
A mes yeux embrumés de la soirée d'hier
Où mes pas de tango abritaient un fantôme

J'ai dansé mais si peu___ni fourmi ni cigale
Fasciné du tempo de deux corps réunis
J'ai rêvé la cadence et le rythme infini
De ma main sur son dos en danseur idéal

Une pensée me touche___elle est brume blanche
J'appelle à sa lumière en ce jour tamisé
Sans le son de sa voix___sans les plis de sa bouche
Si sombre est le chemin pour encor deviser

Dans le ciel toujours pâle une étoile brillait
En dévoilant mon cœur___illusion intérieure
invisible fanal___le matin scintillait
Suspendu dans le temps attendant un signal

Puis le vent à soufflé et la brume et le rêve
Torturant sur la grève___une courbe de palme
En haut des Peupliers était elle esseulée
Je me suis replié m'abritant sous la plume

Plus tard___seul___attablé aux sables d'amertume
J'ai vu valser le corps des amants de toujours
Dans le soir___accablé___j'ai envié ce sublime
D'un couple s'envolant dans les bras de l'Amour


© Copyright Merle Bleu



samedi 29 novembre 2014

Au cœur du rock

Sur un rythme de rock je me suis déchiré
Sur des éclats de voix___sur un morceau d'amour
Le corps à contrejour et les yeux refermés
Loin de toi j'ai crié jusqu'à fendre le roc

Les sunlight les décors ont flashé dans tes yeux
Dans l'éclair d'un regard s'est déchiré mon corps
Sur un rythme de rock j'ai compté jusqu'à deux
Dans mes pas j'étais seul___oui___j'étais malheureux

Dans un rythme de rock je me suis enfermé
Et j'ai tapé du pied et j'ai serré le poing
Sur des éclats de voix la guitare a crié
Dans mes pas j'étais seul___ton regard était loin

Le corps à contrejour ton image effacée
Sur un morceau d'amour___sur des éclats de voix
Loin de toi j'ai dansé et me suis déchiré
Oui j'étais malheureux___tu le sais___ça se voit

La guitare a hurlé à ne plus respirer
Tout au fond de ma voix elle étranglait les cordes
Sur des morceaux d'amour où la chance s'accorde
Sur un rythme de rock mon cœur s'est déchiré

Contrepas___contrejour___je me suis enchainé
Aux faux pas de l'amour et ses cris de guitare
Sur un rythme de rock je me suis déchiré
Mais tu danses toujours flamme au fond du regard


© Copyright Merle Bleu

Dans les bras du silence



Proche___ou lointaine___elle danse
Mon cœur bât l'invisible évidence
Femme proche ou lointaine
Mêmes pas___même transe

Tout en moi___femme blanche
S'est gravé de ton  nom
Dans le non du silence
D'une main sur tes hanches

Dans mes bras tu balances
Femme lointaine ou proche
Si vers moi tu te penches
Diras tu l'évidence

Dans le non du silence
Femme danse
Mon cœur bât chaque pas
Tantôt loin___tantôt proche

Mêmes pas___même danse
D'une main sur tes hanches
Dans le non du silence
Même au loin___tu es proche



© Copyright Merle Bleu

vendredi 28 novembre 2014

A fleur d'hiver

Tombez flocons
Caresse et frissons à mes joues
Dans le creux de mon cou
Déposez vos arpèges

Bise d'hiver me soufflant le vertige
Froid de glace et de givre
Paralyse à ma lèvre
Le baiser sacrilège

D'un sommeil engourdi
Confonds moi dans le sol
Au manteau de l'oubli
Entre l'eau et le gel

Enfouis toi mon amour
Oui __ là __ contre ma terre
Recouvre moi d'atours
De cristaux et de mousse

Dame nature en tes bras je repousse
A l'abri des blessures
Mon corps est l'édelweiss
Fleurissant le silence


© Copyright Merle Bleu

jeudi 27 novembre 2014

La danseuse

Dites moi___dites moi comment faire
Pour tuer un amour
Pour arrêter d'aimer
Lorsque c'est sans retour aimer c'est un enfer

Une danseuse me l'a dit
De mes beaux yeux___de mon sourire
J'avais tout pour lui plaire
Moi j'ai laissé courir___un peu flatté___un peu surpris

Pourquoi aimer___pourquoi souffrir
A embrasser les courants d'air
Aimer c'est un enfer__j'y suis entré
Je m'y suis pris___pour des beaux yeux___pour un sourire

Pourtant déjà j'ai trop souffert
Dites moi___dites moi comment faire
Aimer c'est un enfer où l'on pourrait mourir
J'ai préféré partir

Pourquoi aimer___pourquoi souffrir
Aimer c'est Lucifer
C'est l'enfer des soupirs___Elle écoutait
Elle lisait___un peu flattée___un peu surprise

Une danseuse me l'a dit
Il faut laisser courir
Je suis parti
Mais dites moi___dites moi comment faire

Pour oublier de revenir


© Copyright Merle Bleu

Vol au crépuscule




Oublie___oublie crie la douleur
Oublie l'amour et son miroir aux alouettes
Le cœur offert aux cris des mouettes
L'élan se meurt___sanglant et lent

Soleil couchant au fond des yeux
Ne bouge plus___ferme les ailes
Paupière close oublie l'instant
D'un pied repose en flamant rose

Rêves brisés___corps de galets
Tombez de pluie mes oiseaux morts
Poussins de mousse éclaboussés
Perçant le sable aux reflets d'or

D'une humeur triste et guerre lasse
La vague___à l'âme efface
Brouille les pistes de sa langue
Lèche le sel___molle d'écume

Oublie les strass___oublie le stress
Orange et bleu le firmament
De songes rouge la détresse
Sous les regrets d'étoiles blanches

Sur une plume aux tempes grises
Laisse glisser l'archet d'ennui
Vole le temps___la couleur passe
Laisse glisser l'oiseau de nuit


© Copyright Merle Bleu

mardi 25 novembre 2014

Chouettus interruptus

Au velours d'une peau___frissonnant de désir
Ses doigts sont grelottants de caresses brûlantes
Dans la fièvre d'un soir inondé de chaleur
Il renaît roi de cœur d'une bouche en attente

Sur la lèvre entrouverte___entre l'ombre et la proie
D'une faim dévorante___un souffle est recouvert
D'un tissé de mohair___d'une envie___d'un émoi
Toucher___soie de l'ivresse en vagues déferlantes

Au partage des sens__au parvis d'un empire
Les gestes d'indécence habillent la tendresse
Surgissant des soupirs___de la flamme des mains
Cueillant au creux des reins les mots d'incandescence

Rouge cri de couleur allumé dans la nuit
D'un rêve évanoui le lit tremble de froid
Dans le vide des draps s'étire le silence
Une absence de glace où rien ne se reflète

Instant rugueux___le bras se tend___tire la couette
Le regard en suspend interroge le noir
Espère___espère en vain___au loin siffle la chouette
Au vent___son chant perçant se fige___une plume l'abrège


© Copyright Merle Bleu

lundi 24 novembre 2014

Rien ne va plus

Ell(e) l'a tué d'un non regard
A petit feu à bout portant
Il ne sait plus le nom du bar
Est-ce important

Il est parti___minuit et quart
Mots en dedans___l'esprit groggy
L'amour en gris sous un ciel noir
Cherchant la clé sous les non dits

Ell(e) l'a tué sans crier gare
Le nom du bar___est-ce important
Ce n'était pas le Paradis
Il est parti en titubant

Le lendemain dans son miroir
Elle a cherché___n'a plus rien vu
Dans les yeux morts___comment se voir
Quand les reflets ont disparu

Il n'était plus___est-ce important
Tout est barbare en cette histoire
Où les silences prennent place
Sèment la pluie et les tourments

Elle est de glace et lui a froid
Homme esquimau___femme muette
Elle le raye au fond du cœur
Lui de douleur___rend la pareille

Si tu as mal___regarde en face
Si tu le tues___si tu l'effaces
A la roulette___Est-ce important
La vie se joue à pile ou face


© Copyright Merle Bleu

jeudi 20 novembre 2014

A l'abri de la peur

Peur___refuge de nos doutes
Sombre geôlière
Derrière tes barrières
Combien de nos envies en fuite

Tu es l'excuse
Le mur infranchissable
Une zone inondable où notre vie s'enlise
S'abreuvant de passable

Peur___prétexte salutaire
Sécuritaire___sécurité
Le rêve tu fais fuir
Enveloppé d'obscurité

Tu es l'absence de lumière
Où l'on vient s'abriter
Refermant les paupières
Craignant la cécité

Peur___Gardienne cachottière
Les émotions tu dissimules
Nuage de poussière
Recouvrant les étoiles

Tu es le simulacre
L'innocente apparence
Accusée de massacre
Porte parole d'injustice

Peur___je te connais par cœur
Je te devine en face
Mais j'irai de l'avant
Poursuivre au vent la trace du bonheur



© Copyright Merle Bleu

lundi 17 novembre 2014

L'exode

Cap au large
D'hier l'histoire se déchire
Entre ciel et nuages
Au soir il veut partir

Arrachées les amarres
Les années se détachent
Craque___grince le navire
Gémissement des planches

A marée basse
La coque peine et racle
Egratigne son socle
Blesse et saigne

Ancienne terre
Ton vaisseau en dérive
Fuit les nuits solitaires
Les étoiles rétives

De ta côte il s'efface
Sur un flot de tristesse
Où les souvenirs glissent
Sombres limaces grises

Au loin il se déplace
Sa route est l'océan
Il part___il trace
Loin d'un passé béant

Demain guérira les blessures
Il en laisse___il en emporte
De vieux déserts
Une mer morte

Sans un remord mais le cœur lourd
Bâbord amure___il flotte encore
Il appareille vers l'amour
La liberté et l'aventure


© Copyright Merle Bleu

dimanche 16 novembre 2014

Jouvence

Ami(e) as tu vécu
Et transformé ta vie
As tu goûté le sel
Que l'amour amoncelle
Où bien t'es tu perdu
De plaisirs interdits

Ami(e) as tu permis
Le chant des violoncelles
Ou bien es tu fourmi
Avide de recel
Dont les rêves sont vides
Et les joies matérielles

Ami(e) où est passée l'envie
L'espoir et la jeunesse
Vois tu que le temps glisse
Vers le soleil au soir
Nuages___cheveux gris
L'age vermeil

Ami(e)___ne laisse pas le feu s'éteindre
N'est pas venu le temps des cendres
L'esprit encor peut s'élever
Tendresse___amour il peut atteindre
Et quelques flammes soulever
Pour réchauffer la fin du jour

Ami(e)___espère encore
Aime toujours
C'est le ferment de ta jeunesse


© Copyright Merle Bleu

samedi 15 novembre 2014

Soupir de sable

Une vague l'emmène___une autre la ramène
La reine des sirènes
A bord d'un coquillage beige
Odeur de sel sous les embruns

Brouillard de neige et sable fin___un reflet blanc
Le cœur figé le temps s'arrête
De grâce elle est le souffle___elle est le vent
L'instant se noie sur ses lèvres muettes

Sillag(e)___l'eau et l'écume entament un murmure
Chuchotants aux brisants___"son aura est si belle"
Irisant le rocher d'une intime lumière
D'une image sublime aux reflets irréels

Emotion déferlante___étoiles argentées
L'esprit est emporté aux abysses d'Atlante
Ce refuge de l'âme au profond du suprême
Dans un carrosse crème où navigue cet ange

Corsage algues de mer déchiré de tumultes
Nage au loin de l'outrage___épouse cette eau calme
Où chaque brasse oublie l'insulte et l'aube amère
Découvre enfin l'amour___aux palmes de l'aurore

Reine sirène ouvre les yeux vers ce rivage
Déplie ta traine au soir des illusions
Le sable est amoureux___là bas sur cette plage
Où la roche s'effrite en soupirant ton  nom


© Copyright Merle Bleu

jeudi 13 novembre 2014

Les mots de l'amour

J'ai fait l'amour avec les mots
Caresse a dessiné tes lignes
A survolé ton dos
Aile blanche d'un cygne

Tendresse a refermé ses bras
Sur les plaies de ton cœur
Chaleur et feu de bois
Sur un lit de douceur

Désir a parcouru ta peau
Sous le souffle du vent
Vers le nid d'un oiseau
Humide et frissonnant

Volupté a fleuri de rosée
La fleur venue du sud
Vers la tige enchantée
Dont l'axe se dénude

Sensualité a gonflé les bourgeons
Epanouis __ rouge écarlate
Fruits de saison
Gestes de hâte

Plaisir a semé les étoiles
Et envahi ton corps
Pour que tes yeux se voilent
Et me murmurent __ encore


© Copyright Merle Bleu

mardi 11 novembre 2014

The lost seed

video


Sufferings___You spread endless
Chords of the world
Circular rings
Through winter bites___through summer burns

Give away pain to baby birth
Over the age see the burden
The human rain to river tears
Words of sorrows___sad heritage

How many hurts and blows
Wars___crimes___and screams
Drowns History with pervert songs
Hand in a glove waving the dreams

The empty heart___the greedy gut
Grows from the blood and lack
So much to take___so few to give
Will we forgive for human sake

We have the lakes___oceans and seas
The bees and grass and trees
And the all world
To seed the lands with peace


© Copyright Merle Bleu

Le baiser de la ronce

Amour___sur le pont des souffrances
Sur ton arche affaiblie les fantômes traversent
Ombres sans l'oubli imprimant une trace
D'une griffe perverse au revers de l'enfance

Douleur __ onde rouge oscillante à l'effet papillon
Tu teins de vermillon les âmes innocentes
Violence aux cœurs __ tu cours __ là bas vers l'horizon
Espoir brisé fuyant loin des romances

Tu cours __ tu cours encore et recommence
Tu meurs __ tumeur sans cesse renaissante
Exquise métastase des rites masochistes
Echec réincarné des images pilleuses

Sur les rives rieuses tu déverses la guerre
Chaque balle tirée ricoche à l'infini
De la poudre d'hier la haine est amoureuse
Et mord dans la poussière amis et ennemis

Blanche Colombe __ apporte sous ton aile le présent
La paix ne viendra pas d'hier __ elle y est morte
Belle oiselle envole toi d'un pardon apaisant
Que mon appel exhorte au calme des colères

De naguère à hier le filet des blessures
Est dressé vers le ciel frontière à l'étranger
Prévenant des dangers __ il protège et rassure
Oiseau sacrificiel __ où vas tu voltiger

Les plaies entretenues sont d'immenses barrières
Tendues vers le futur __ emprisonnant les nues
De nos prisons d'hier sommes nous revenus
Des bourreaux de demain serons nous le levain

Où pourrons nous trouver la source aux mots sereins
Ceux qui tendent la main à nos envies d'aimer
En venant arroser les rêves à éclore
Sur les anciens remords cessons de piétiner

Histoire __ renonce à cultiver la fleur de la névrose
Il n'y a pas de gloire à courir dans la ronce
L'esprit y récolte les murs refusant de grandir
S'y perd et s'y enfonce en flétrissant __ le sang des roses



© Copyright Merle Bleu

lundi 10 novembre 2014

Castration idéale

De la voute d'un ciel décrochez les étoiles
Cet éclat d'un regard dont l'obsession m'envoute
Etincelle des yeux recouvrez la d'un voile
De ma pensée dissoute envolez la mémoire

De l'écho d'une voix assourdissez le son
Etouffez les rebonds aux parois de mon crâne
Condamnez en la bouche et congelez la fièvre
La lèvre cellophane au coucher des frissons

Donnez moi de faux yeux___afin de ne plus voir
Et un cœur tout nouveau entouré de métal
Pensées___trot infernal___ôtez moi du cerveau
Le galop des chevaux d'une histoire idéale

Arrachez moi les bras pour lever toute étreinte
Retirez moi la crainte et les autres émois
Faites taire ma voix___Supprimez tous les mots
D'une plume muette à la prose défunte

De mes moindres envies remontez à la source
Tarissez en le cours___asséchez en le lit
Retranchez moi le vit et coupez moi les bourses
Sonnez___sonnez cette hallali du désir___de l'amour

Je deviendrai ce vide___une profonde impasse
Le chagrin d'un absent transparent et limpide
Orné d'un beau sourire où passe un  courant d'air
Les cernes du désert où rien ne peut souffrir


© Copyright Merle Bleu

dimanche 9 novembre 2014

Loin des rives

Une bouteille à la mer
Ca met des mois ou des années
A rencontrer enfin la terre
Pour un message délivrer

Une bouteille à la mer
Sur les courants mots ballotés
Vers où s'en vont les mots d'hier
Froid de l'hiver___chaleur d'été

Prison du temps___prison de verre
Dans les tempêtes chahutés
Vers où s'en vont les mots d'hier
Les mots des âmes embuées

Dans les tempêtes chahutés
Le vague à l'âme___les prières
Combien d'hivers___combien d'été
A la recherche d'une terre

Prison du temps___prison de verre
Sous les vents forts___les alizés
De vaguelettes arrosés
Une missive et quelques vers

A la recherche d'une terre
Sur les courants mots ballotés
Les mots des âmes embuées
Vers où s'en vont les mots d'hier


© Copyright Merle Bleu

samedi 8 novembre 2014

L'amour en face

J'ai dans la tête des années
D'anciens couloirs aux vitres ternes
Quelques images dérobées
Lorsque les portes se referment

Quelques regards faits de tendresse
De désespoir ou volonté
D'humanité et de détresse
Êtres blessés___corps alités

Enfant___j'ai vu la mort en face
Rapace aux ailes de silence
Poussait en moi cette menace
En moi___pouvais-je encore avoir confiance

De ce voyage à l'essentiel
Suis-je un jour revenu
J'ai vu les hommes l'âme à nu
Et j'ai cessé de croire au ciel

Puis le temps passe et l'on oublie
Mais notre tout lui se souvient
Dans ses recoins___dans ses replis
La peur est là___elle se retient

Vivre c'est mourir
Et si l'on vivait moins
Cette illusion de ralentir
De différer la fin

Mais vivre moins c'est une mort
Un jour sonne un tocsin
L'angoisse mord et tord
Notre vie sans chemin

Au fond de moi___alors___ j'ai retrouvé l'amour
Il se cachait si bien
Tellement de crainte autour
Qu'il n'y voyait plus rien

Quelques regards faits de tendresse
De désespoir ou volonté
D'humanité et de détresse
La ressemblance en résonance___être blessé

Elle avait vu la mort___elle si belle et blanche
Je me suis élancé___comme on se jette à l'eau
Je ne savais nager___je n'avais que les mots
Contre son cœur étanche

Est-ce que l'amour est ce danger
Lointaine plaie de mon enfance
Est-ce que la vie n'est que souffrance
Où rien ne peut changer

C'est court___si court___une existence


© Copyright Merle Bleu

vendredi 7 novembre 2014

Coeur Mikado

S'est posé sur mon cœur le nom d'une autre
Depuis il bât chaque syllabe
Elle est mon tout___elle est mon centre
Le jour___la nuit et même à l'aube

Il bât___mais seul___dans le silence
De l'autre voix pas un écho
Entre nous deux___pas un duo
De la distance en évidence

Lorsque l'on aime sans espoir___sans un retour
On se sent nul et minuscule
L'âme assaillie par nos vautours
Ventre broyé par un pitbull

Le battement rythme en souffrance
Cet impossible à vouloir être
L'effondrement___la déchéance
La volonté de disparaître

Sommes nous être encore aimable
Lorsque la vie nous donne tort
Nous tranche en deux___moitié coupé___moitié coupable
Qu'un vide en nous hurle à la mort

Il faut partir
Essayer de renaître
S'éloigner pour changer de décor
Taire le mal___même si c'est dur

S'en aller seul___avec ces mots
Ces mots d'amour pour une femme
Ceux qui s'incrustent sous la peau
Mais qu'ils soient dits___comme un cadeau en ce poème 


Je t'aime
 
 
© Copyright Merle Bleu 

Feu le chêne

L'arbre est au sol___tronc contre terre
Odeur de mousse et de compost
Branches brisées___plus de murmure en sa ramure
Plus un seul son___plus un seul geste

Ce vieux géant___c'était un chêne
S'est dérobé sous le carbure
Sous la morsure d'une chaîne
Les vapeurs bleues___les jets de sciure

L'arbre est au sol___dos contre terre
Pied sectionné à la racine
Sève figée___ventre à l'azur
De la vermine à son échine

Il était droit encore hier
Debout et vert sous un ciel bleu
Ce vieux géant___c'était un dieu
Mort dans la boue___la proie des vers

Combien d'années___combien d'hivers
Ce vieil ancêtre a-t-il connu
Pour en finir écorce nue
Torturé de mystères

Au prix du stère un bois fendu
A-t-il encore une mémoire
Raconte nous___arbre chenu
Au crépitant du feu___tout ce que fut ta longue histoire


© Copyright Merle Bleu

jeudi 6 novembre 2014

Chant volatile

Il aurait bien voulu hurler
Mais à quoi bon___mieux vaut se taire
Pourquoi ne pas plutôt siffler
Confier au vent un nouvel air

Lorsqu'il est vide et vient le soir
Que la vie prend ce goût de terre
Sa voix entonne un chant d'espoir
Pour que demain soit mieux qu'hier

Ne dites rien___il le sait bien
Tout l'illusoire de ces notes
Le volatile du destin
Que dans le noir un souffle emporte

Il doit chanter___chanter et faire en sorte
De retrouver___dans son humeur
Cette lueur___ce qui importe
Cette pulsion vers le bonheur

Ce cri en mélodie___son modulé
Sera un jour hymne à l'amour
Pour une femme___être adulé
Dissimulé dans du velours

Si aujourd'hui___sur ton chemin ton cœur est lourd
Que tu es seul___que tu es triste
Chante___chante troubadour
Oui chante encore et puis insiste___tu le sais bien

L'amour est beau___lorsqu'il existe


© Copyright Merle Bleu

mardi 4 novembre 2014

Induiste

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S'en ira-t-il___un soir___au bal masqué
A Bollywood en file indienne
Derrière un rire s'embusquer
De couleur peine___orné de jaune

Désincarné___karma soustrait
Cœur incarnat___visage blême à Katmandou
Est-ce qu'un hindou même au Népal cache ses traits
Se sent extrait___abstrait___indument doux

Vaches sacrées d'un Gange âcre sucré
Le recouvrant de boue___faites le sage comme un ange
Corps allongé___sans mots frustrés
Attendant une main___espérant un message

Shiva___Vishnou
Donnez lui votre force et tendez lui vos bras
L'Intouchable tendresse à la coulure des joues
Rend rugueuse l'écorce___inaudible la voix

Il n'est pas fruit venu de l'Inde
A peau brillante et lisse
Offrande des enfants aux poches vides
Doublées d'oubli où le silence glisse

Pas de yogi boogie yoga à Bollywood
Juste une attente sans lueur___sans une piste
Serrant les dents___jouant des coudes
Déjà il n'est plus là___bon vent l'artiste


© Copyright Merle Bleu

lundi 3 novembre 2014

Nulle part ailleurs

Nulle part___je suis de nulle part
La graine seule sans racine
Qu'un coup de vent sème au hasard
Entre aubépine et fol avoine

Nulle part___j'attends encore
Un rayon d'or___un vrai partage
Pour une lune je m'endors
M'envole et rêve des nuages

Nulle part___le jour viendra de mon départ
En d'autres lieux___en d'autres terres
D'un coup de vent vers le hasard
Si je m'en vais___si je me perds

Si je m'en vais___si je me barre
Pour fuir un air___une rengaine
Un "moi___non plus" comme Gainsbar
Vers nulle part je serai graine

Le temps s'enfuit___le temps s'égraine
Je sais ce vide dans nos crânes
Les mots perdus___souffle de haine
La sècheresse et la savane

J'espère encore cet endroit
Source de vert___tapis de mousse
Au long d'un corps___au creux des bras
Un doux visage___une frimousse

Le temps s'enfuit___le vent me pousse
Ventre terreau___esprit subtil
Sous les bourrasques___les secousses
Que verras tu de mon exil

Ressortirai-je du nihil
De tes tourments___remous d'hier
Femme torrent___source d'une ile
Germe l'amour dans le courant

Coulent les mots dans une eau claire
Que nulle part soit cet endroit
Là où le Toi aime le Moi
Fleur de Lotus___nu Nénuphar


© Copyright Merle Bleu

dimanche 2 novembre 2014

Jour de chance

Où qu'elle soit je pense à elle
J'aime ses yeux___ses mains___ses doigts
J'entends son rire et puis sa voix
Sonnez___Jouez les violoncelles

Elle est le goût___elle est le sel
Sans elle tout me devient fade
Elle est soleil___aussi le ciel
Jouez___Chantez la sérénade

Que je m'endorme où que je veille
Elle mon songe___elle est mon rêve
Elle est le mont___Elle est merveille
La note douce et l'amour grave

Jouez encore un autre accord
Trouvez son cœur___Touchez son âme
Dites lui bien que je l'adore
Que je suis homme d'une femme

Brillez___Allumez lui la flamme
Qu'elle me voit___qu'elle m'entende
Jusqu'à Dijon___jusqu'à Paname
Jusqu'en Bourgogne ou dans les Landes

Je sais___elle ne veut pas___n'écoute pas
Le sens est mur
Fond d'une impasse
Où le pas sonne sans écho

Mais dites moi
Oui___dites moi donc le futur
Est-ce que sa bouche___un jour___aura les mots
Ceux de l'amour___la chance immense


© Copyright Merle Bleu

jeudi 30 octobre 2014

Conduite intérieure

Elle roule__seule___au loin
La femme libre de sa route
Elle trace son chemin
Sans hâte___En survolant l'asphalte

Au ruban de la France___de bande blanche en bande blanche
L'instant défile___elle suit le fil
Revient au lieu de son enfance
Elle suit le fil___la route coule en avalanche

Elle roule___trace au centre du décor
Au milieu des images
A la poursuite d'un voyage
De bande blanche en bande blanche___encore

Entre le but et le chemin
Elle est___c'est tout ce qui importe
Soit par raison soit par instinct
Elle a choisi seule sa route

Hier est à distance
Demain___dis moi___c'est où
Aujourd'hui___d'impatience
Tourne__tourne sous la roue

Elle roule___roule___à l'heure ancienne
Demain___dis moi___c'est où
Moi j'attendrai qu'elle revienne
La femme libre au regard doux


© Copyright Merle Bleu

mardi 28 octobre 2014

Eau douce

Le temps s'écoule
Creuse le lit de nos rivières
Où sont passés les rires des galets
Leur chant s'enlise
Noyé de sable et de poussière

La vie s'égoutte et s'évapore
Mots craquelés et lèvres sèches
Fendillées de fissures
De gerces et crevasses
L'Être est tari___la chair en friche

Statuettes d'argile
Puissantes___Les émotions se taisent
Les secondes se figent
L'attente est lourde terre glaise
Mouvante de vertiges

Le monde gronde assombri de nuages
La pensée se morcelle
L'Esprit gris de vapeur
S'étouffe de moiteur dans l'agonie du soir
Lézardé d'étincelles

Espoir___Le vent colporte une rumeur
Frissonnement dans l'air
Senteur humide
La pluie accoure
Pleure l'amour sur la nature aride

Il coule
Flot généreux___eau nourricière
Légère et indocile
Ruisselle en notes claires
Arrosant nos déserts de mélodie fertile


© Copyright Merle Bleu

dimanche 26 octobre 2014

Arc en ciel


Elle est le Mi___moi diapason
En vibration de ses cordes sensibles
En tremblement de ses frissons
Je la sens vivre___est-ce possible

Je me réjouis de ses sourires
Je souffre de ses guerres
Ses douleurs me déchirent
J'entends la vie gémir de ses prisons___de ses frontières

Je voudrais être homme de paix___de réconfort
Le vœu se heurte à son silence___à ses barrières
Un cri s'élance en moi___hurle à la mort
Chienne d'absence venue de mes hier

Parfois___je la sais malheureuse
L'esprit couvert
L'espoir en pluie___l'âme brumeuse
J'ai dans la bouche un goût amer

Même à distance__alors__je pense à elle
Malgré le triste explore la couleur
Dessine en vers un arc-en-ciel
Et lui dédie du fond du cœur

Tu sais __ tes sourires sont de l'or
Tu es soleil et source de lumière
Tu es si belle encore
Vis le bonheur __ moi _ je l'espère


© Copyright Merle Bleu

vendredi 24 octobre 2014

Océan de sable

Le jour se lève___un peu sans moi
Je reste en rade
Bateau percé___la marée me délaisse
Sur une plage interminable

Gorgés de sable
Mes rêves d'eau s'enfouissent
Silence de silice___ultime dérobade
A ma coque de bois

A mes nuits blanches
Tant d'illusions___tant de sirènes
Ont envahi mon âme
De fumée âcre et courants d'air

Au fond des gerces de mes planches
La mémoire est lointaine
Bercée de mer en mer
Heurtée de coups de rame

Ah___j'aimais l'eau___j'aimais la flotte
Son chuchotis au long des flancs
Le clapotis des vaguelettes
Robe émeraude___voile bleu roi

Dans l'aube un peu pâlotte
Je m'enfouis là
Grisé du cri des mouettes
Cerné de goélands

J'entends encor le rire des enfants
La chanson des marins
Souffles de voix sur l'océan
Irisant la surface au rythme des risées

Je reste là___brisé
Ce sera ma dernière place
Désert en grain pour seul écrin
Rincé de sel___songes béants


© Copyright Merle Bleu

mardi 21 octobre 2014

Rire et profondeur

Au labyrinthe de la vie
Tant de chemins___de faux semblants
Parfois dérobent nos envies
Murées de crainte et corps tremblant

Les yeux rivés sur les barrières
Les barricades de l'enfance
Tous les combats viennent d'hier
En devenir et en souffrance

Suffirait-t-il d'une existence
Pour abolir le mot coupable
Pour retrouver une insouciance
Sans exigence insurmontable

Quand vient l'automne aux feux oranges
Et que déclinent nos soleils
Que l'on s'étonne de notre age
Le ciel lézarde le silence et nous réveille

Le temps n'est plus aux chaudes larmes
Il est couleur___il est merveille
C'est l'heure où l'amour se désarme
Où notre cœur trouve sagesse à son orgueil

C'est la saison où l'on recueille
La tendresse du vent
La caresse des feuilles
La beauté de l'instant

C'est le moment où s'interroge
Notre présent___notre futur
De solitude ou de partage
___Que feras tu de tes blessures

J'aimerais être ton refuge___en rire et profondeur
Avant les neiges de l'hiver
Pour que scintille cette flamme___cette douceur de ta nature
Cette âme où se blottit tout l'Univers



© Copyright Merle Bleu

lundi 20 octobre 2014

Depuis ce jour rien n'est pareil

Un an déjà Clara
Que tu m'as fait grand-père
Un an déjà
Pour moi___c'était hier


Première année
Premier anniversaire
Depuis un an tu nous éclaires
Tu nous renverse de t'aimer

Depuis ce jour rien n'est pareil
Belle poupée dans tes sourires
Tu fais briller tous les soleils
Et dans mon cœur tu viens grandir

Bébé douceur
Petite fée joyeuse
Autour de toi tu sèmes le bonheur
En chapelet de rire___en notes enjôleuses

Petite amour rieuse
Je suis venu te dire___tout au creux de l'oreille
Combien tu m'es précieuse
Enfant notre avenir___depuis un an rien n'est pareil


© Copyright Merle Bleu

dimanche 19 octobre 2014

Baby Moon - Bébé Lune

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I had a date the other night
I had a date with Lady Moon
She wasn't there___there was no light
Was it too late___was it too soon

I stood under so many stars
But none of them was enough bright
I felt alone___full of chimers
Missing her white

You know for sure I wasn't right
You are so bright___you can figure
I'll have to come an other night
And you'll be there for sure

Where are you gone my Lady Moon
Face of delight
My land of peace___my blue lagoon
Where I can sail out of sight

I staid awake well after noon
So many clouds over my head
You didn't turn my Lady Moon
I slept instead

You know for sure I wasn't right
You are so bright___you can figure
I'll have to come an other night
And you'll be there for sure

Yes___you'll be there for sure
My Lady Bright
My Lady White
My Baby Moon

____________________

J'avais rencard hier au soir
Un rendez-vous de Dame Lune
Etait-ce tôt___était-ce tard
Je n'ai trouvé que de la brume

Le ciel était couvert d'étoiles
Mais rien n'était assez brillant
Âme perdue seul dans un voile
J'étais sans blanc

Tu le sais bien___j'étais cafard
Toi si brillante___tu comprends
Je reviendrai un prochain soir
Tu seras là___oui___sûrement

Où es tu donc ma Dame Lune
Au doux visage
mon lagon bleu___ma paix des dunes
Mon horizon d'un long voyage

Je t'ai veillé après minuit
De lourds nuages dans mon crâne
Je ne t'ai vue ma lune Dame
Et j'ai dormi

Tu le sais bien___j'étais cafard
Toi si brillante___tu comprends
Je reviendrai un prochain soir
Tu seras là___oui___sûrement

Tu seras là___oui___sûrement
Dame Lumière
Ma Dame Blanche
Mon Bébé Lune


© Copyright Merle Bleu

samedi 18 octobre 2014

Diadème

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Ce matin à l'aurore
Pour elle j'ai cueilli
Au sortir de la nuit___des perles de rosée
Pour qu'elle dorme encore
Doucement___j'ai posé___au chevet de son lit
Leurs reflets irisés

Plus tard à son réveil
Quand ses yeux vont s'ouvrir
J'aimerais qu'elle voit leur éclat sans pareil
Eclairant sa beauté
De la fleur d'un sourire

Si au coin de ses yeux
La même vient s'offrir
Il faudra la sertir au cœur de ce poème
Pour que d'un jour joyeux
Il devienne diadème

Que ces gouttes diamant
Deviennent sa rivière
La vie___tout simplement
Dans ce qu'elle a de beau
Cet émerveillement pour quelques gouttes d'eau


© Copyright Merle Bleu

vendredi 17 octobre 2014

Tour de piste

Je ne sais rien de toi___de ton pas un peu lent
Des matins indolents dont tu ne reviens pas
Mais pour toi je ressens cet amour insolant
Un écart désolant me déchirant les bras

Refuser d'être triste en refermant le gris
Faire taire ce cri___et emmurer l'autiste
Etre heureux sur la piste___être clown à tout prix
Sublimer l'interdit en un rêve d'artiste

Si je pouvais___d'un geste___effacer ton ardoise
Y écrire les mots dessinés de mon cœur
Y poser mes idées sans que tu les chinoises
Je chasserais le gramme où se noie ton bonheur

Que m'importe le corps et le fruit du désir
Pourvu qu'un beau matin tu me dises un mot tendre
Je suis prêt à t'attendre___oublier le plaisir
Te guider de la main pour que tu veuilles encore

J'ai en moi des trésors ignorants de la mort
Qui te seront des ailes pour qu'un jour tu t'envoles
Je te serai fidèle au-delà de mon sort
Me mettrai en retrait si mon amour t'affole

Si ton silence pèse et se mure en défiance
Je me ferai l'absence et le lointain murmure
Indécent funambule au bord de la falaise
Je serai chuchotis___de la mousse___et des bulles

Refuser d'être triste en refermant le gris
Faire taire ce cri___et emmurer l'autiste
Etre heureux sur la piste___être clown à tout prix
Sublimer l'interdit en un rêve d'artiste


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jeudi 16 octobre 2014

Secondes de chance

L'amour banni de nos vocabulaires
Reste le vide à formuler
Les bras fermés___hantés de courants d'air
Une prière___une dernière volonté

Sortir pour côtoyer le monde
Sans rien avoir à partager
C'est aimer voir la mappemonde
En ayant peur de voyager

De nos douleurs___nos émotions en-grillagées
Sommes nous libre et fier de décider
Où juste l'âme amère et saccagée
Un esprit lapidé craignant l'ombre des pierres

Qui voyons nous___de l'autre ou de nous même
Est-ce un sujet ou un objet
Doit-on le croire être à l'idem
Cible nombril à nos rejets

Que reste-il à vivre à l'hécatombe des secondes
Demain est fille du hasard
Sous les néons au teint blafard
Dansons___dansons___même une ronde


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mardi 14 octobre 2014

Des astres

Silence___absence
Il est cet autre___un étranger
Larme de sans___chair à distance
Soupçon de corps désincarné

Couloir aux portes condamnées
Combien d'années damnées
A la patience abandonnées
Une existence

Acre fumée
Feu simulacre de tourbe
Tas de taffetas foutu___macramé
Folle étoffe___où la soie se dérobe

Bourbier d'amour___âme à la glaise
Au non dit des malaises
Il invente des courbes
File à l'anglaise

Blancheur des draps___nuage seul
Son astre meurt___lune livide
Le bleu du vide entre ses bras
Epinglé de fer rouge au papillon du cœur


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mardi 7 octobre 2014

Gourmandise d'un regard

Je pense à elle
Au même instant le soleil m'éblouit
Reste l'image
L'esprit se couvre de nuages
J'y recherche ma belle
Son doux visage épanoui

Le temps se fond dans un mirage
Dans un battement d'ailes
Le charme plane à l'infini
Sous ses paupières de dentelle
Tout au fond d'une cage
L'éclat d'un ange me sourit

Serait-ce une âme prisonnière
Elle délivre son message
Est-ce aujourd'hui ou est-ce hier
La pensée fige les horloges
Fendille les cadrans de verre
Puis tout au fond du rêve___invente le passage

Là haut___au bout du ciel
Je la vois dans l'azur
M'absente et m'évapore
Le cœur de miel et d'or
Perdu dans son regard
Aux reflets caramel


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vendredi 3 octobre 2014

Chant de paix pour la Colombe

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Blanc sur bleu ciel
Femme colombe
Je donnerais mes ailes
Pour ne pas que tu tombes

De pétales de rose
De tendresse et d'oubli
Je tresserais un nid
Pour que tu te reposes

Pour toi belle endormie
Je ferais le silence
Fleuriraient les envies
A mes lèvres de prince

Je serais le refuge
De charme et de confiance
Où ton visage d'ange
Sourirait de malice

Nous serions deux complices
Insouciants du passé
Glissant sur la surface lisse
Des tourments effacés

Nous serions tout cela
Si ma plume pouvait___si ma plume savait
Comme ferait ma voix
Te roucouler la paix


© Copyright Merle Bleu

mercredi 1 octobre 2014

Pas de porte

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Elle a fermé son corps et débranché son cœur
Et puis__d'un geste las__elle a poussé la porte
Sur un écriteau noir déjà s'effaçait l'heure
Le passé se fanait___oranges feuilles mortes

Elle a poussé la porte___oranges feuilles mortes
Aux tourbillons du temps s'est envolée sa vie
Le bonheur est léger___une bise l'emporte
De lutte et fumée grise étouffant les envies

Etouffant les envies___elle a poussé la porte
Aux tourbillons du temps elle a tourné la clef
Aux rêves de l'enfance__aux idylles bâclées
S'emporte amour toujours aux bourrasques du vent

Elle a fermé son corps et débranché son cœur
Et puis jeté la clef aux bourrasques du vent
Son présent s'est fané___courbé vers l'intérieur
A bercé la douceur dans les bras d'un enfant

Aux tourbillons du temps le sort sème les fleurs
Le bonheur est léger___une brise l'apporte
En battement de vie___en battement de cœur
Ce que le temps nous prend___l'amour nous le rapporte


© Copyright Merle Bleu

lundi 29 septembre 2014

L'arme du sang

  Lorsque le cœur de l'Homme devient dur, lorsqu'il perd son intelligence, suit ses passions et perd le combat contre le diable, le mal peut alors accéder à son âme.  Ainsi, l'Homme commet des péchés, le diable le contrôle et cohabite avec lui.  Dans ce sens, Allah dit :
 

{ [... ] Le diable les a dominés et leur a fait oublier le rappel d'Allah }
[ Sourate 58 - Verset 19 ]

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Il a levé son glaive
Ne nous y trompons pas
Il n'a ni foi ni trêve
Le Mal guide son bras

Ne perdons pas la tête
Pas de haro___ pas d'amalgame
Pas de héros___pas de trompettes
Pas de croisade envers l'Islam

Le diable égorge et venge
Se nourrit de combats___gonfle les ventres de misère
Où est le brave___où sont les anges ?
Les Saints s'érigent en pillant ciel et terre

Sur l'inculture et sur la faim pousse la haine
Mauvaise graine au goût de sépulture
Tombent les bombes de l'azur
Pour les marchands___les bas de laine

Qu'est-ce que le sang ? Ils font avec
Ils en boivent la rente
Qu'ils soient Chrétiens ou tournés vers la Mecque
Ils n'ont pour Dieu que l'or et l'épouvante

Qu'ils nous écrasent de mépris ou de leur SMIC
De leur miroir aux alouettes
Nous en payons le prix
Euro___dollar___cherchez le fric

Humains___ici___où là___serons nous solidaires
Nous tendrons nous la main
Seront nous las enfin des guerres
Larmes de sang___coulant du ventre de nos frères


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