Fétiche et touch of class
Tu triches
Et ça fait tache de lipstick
Rouge en surface
Style esthétique
Tu groove et mouve
Les hanches en élastique
En robe et mauve
Image et sa plastique
Que tu joues cash
De trac, tu traces
Une arythmie d'un rock
Sur des morceaux de glace
Une larme de khôl
S'écoule sous les flashs
Sous le blush bleu de biche
Y a des claques et des clash
Un lâche et quelques chocs
Et les coups que tu caches
Sous une touch of class
Du trash, mais tu t'en fiches
Ou tu t'affiches classe
Ou tu te crashes et tu te brises
© Copyright Merle Bleu
Bonjour et bienvenus sur ce blog.
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La branche de Merle Bleu
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dimanche 9 février 2014
jeudi 6 février 2014
Zeste de plume
Senteurs d'agrumes
Jaune cédrat au lit de brume
Parfum de brune au creux des draps
Pensées acides
Lime ou citron sur bleu du ciel aux Canaries
Fruit d'une envie, la soif
Au fond des yeux
Pression de rêves imprécis
Sourire d'ange
Douceur pulpeuse, orange
Goût de sacré, chair de sanguine
Sucrée, divine
Rose frimousse, ronds pomelos
Une grimace pamplemousse
Nus dans la mousse
Rires en osmose
Rime entêtante en mandarine
Un flottement dans les narines
Un frottement de peau
Et une idée qui trotte
Insiste, persiste et squatte
Zeste de plume
Entre couette et kumquat
© Copyright Merle Bleu
Jaune cédrat au lit de brume
Parfum de brune au creux des draps
Pensées acides
Lime ou citron sur bleu du ciel aux Canaries
Fruit d'une envie, la soif
Au fond des yeux
Pression de rêves imprécis
Sourire d'ange
Douceur pulpeuse, orange
Goût de sacré, chair de sanguine
Sucrée, divine
Rose frimousse, ronds pomelos
Une grimace pamplemousse
Nus dans la mousse
Rires en osmose
Rime entêtante en mandarine
Un flottement dans les narines
Un frottement de peau
Et une idée qui trotte
Insiste, persiste et squatte
Zeste de plume
Entre couette et kumquat
© Copyright Merle Bleu
mardi 4 février 2014
Les voix d'hier
Les entends tu, les entends tu, dis moi
Ces éclats de leurs voix
Ces battements d'aorte, le rythme de leur pas
Les entends tu, dis moi
Ces hommes de naguère
Debout devant leur porte
Ces bâtisseurs de pierre
J'entends, j'entends leur voix qui portent
Et me viennent d'hier
Leur œuvre n'est pas morte
Endormie sous le lierre
Elle respire la vie, la terre qui l'emporte
Sa mémoire est d'argile et des murets colosses
Ne reste que les os sous les jours qui défilent
J'entends, j'entends ces cris de gosses
Et les femmes fébriles
Les rires, parfois les bosses
Et les larmes qui brillent
J'entends, échos, sabots, les pas de l'âne corse
Sa peine et puis sa force et son bât sur le dos
J'entends, j'entends tout de ces hommes
Leurs joies et leurs fardeaux
J'entends tout des fagots
Du feu, des feuilles mortes
De ce noir que l'on porte
Pour toujours comme un deuil
J'entends, j'entends les voix du vent
Les saisons les emportent
Sur le seuil de nos portes
Sur le toit des maisons
© Copyright Merle Bleu
jeudi 16 janvier 2014
Notes intenses et danse
Il y avait
Dans ses yeux
L'ouragan en rafale
D'une hormone létale
Un cyclone
Et du bleu
Fusillant
A voix basse
Deux minutes de transe
S'envolait d'élégance
Une histoire
Une impasse
Quelques pas
En mouvance
D'une offrande à ses bras
Un instant
Délicat
Dans un fragment d'immense
Sur quelques ronds de danse
La fusion
Dans l'étrange
De ce rythme
En partage
Son regard avalanche
Que le tempo déplace
Une main
Sur le dos
Une noire
Une blanche
Et quelques pas de danse
© Copyright Merle Bleu
Dans ses yeux
L'ouragan en rafale
D'une hormone létale
Un cyclone
Et du bleu
Fusillant
A voix basse
Deux minutes de transe
S'envolait d'élégance
Une histoire
Une impasse
Quelques pas
En mouvance
D'une offrande à ses bras
Un instant
Délicat
Dans un fragment d'immense
Sur quelques ronds de danse
La fusion
Dans l'étrange
De ce rythme
En partage
Son regard avalanche
Que le tempo déplace
Une main
Sur le dos
Une noire
Une blanche
Et quelques pas de danse
© Copyright Merle Bleu
samedi 11 janvier 2014
Fleur bleue
Je me souviens d'un jour, ou bien était-ce un soir
C'était dans la pénombre où nos corps ont dansé
Sur les notes d'un slow, nous nous étions frôlés
Balançant le désir, de nos reins et du dos
Dans l'écrin d'un regard scintillait cette fièvre
Le troublant d'un baiser à la rougeur des lèvres
Submergeant d'eau salée la saveur des envies
En ces jeux interdits où nous voulions naufrage
Il s'agit d'un autre age, une autre mélodie
Où tes seins palpitaient sous les plis d'un corsage
Aréoles rosées, silhouettes peu sages
Érotique message à l'emblème dressée
Mon envie s'est glissée, sous le tissé froissage
Au velours de tes champs, à l'ourlet de ta peau
Poursuivant un mirage, effleurant son parcours
Libérant les oiseaux de tes frissons en cage
Voyage, explorateur, j'étais l'aventurier
D'une chaleur montant des brumes d'un plaisir
Nous allions sur les toits, de l'ivresse, au vertige
Nouveaux conquistadors, de sensations, d'émois
Nous étions affamés de ces fruits du mystère
En déchirions la chair, y plantant nos années
Aspirant tout le jus et débridant nos soifs
Libérant de l'agrafe et soupirs et vertus
Était-ce un mois de mai ? C'était les plus beaux jours
Une fleur de toujours au fond de nos mémoires
Dans l'éclat d'un miroir où fléchissaient nos corps
J'ai cueilli dans tes yeux l'aurore d'un bleuet
C'était dans la pénombre où nos corps ont dansé
Sur les notes d'un slow, nous nous étions frôlés
Balançant le désir, de nos reins et du dos
Dans l'écrin d'un regard scintillait cette fièvre
Le troublant d'un baiser à la rougeur des lèvres
Submergeant d'eau salée la saveur des envies
En ces jeux interdits où nous voulions naufrage
Il s'agit d'un autre age, une autre mélodie
Où tes seins palpitaient sous les plis d'un corsage
Aréoles rosées, silhouettes peu sages
Érotique message à l'emblème dressée
Mon envie s'est glissée, sous le tissé froissage
Au velours de tes champs, à l'ourlet de ta peau
Poursuivant un mirage, effleurant son parcours
Libérant les oiseaux de tes frissons en cage
Voyage, explorateur, j'étais l'aventurier
D'une chaleur montant des brumes d'un plaisir
Nous allions sur les toits, de l'ivresse, au vertige
Nouveaux conquistadors, de sensations, d'émois
Nous étions affamés de ces fruits du mystère
En déchirions la chair, y plantant nos années
Aspirant tout le jus et débridant nos soifs
Libérant de l'agrafe et soupirs et vertus
Était-ce un mois de mai ? C'était les plus beaux jours
Une fleur de toujours au fond de nos mémoires
Dans l'éclat d'un miroir où fléchissaient nos corps
J'ai cueilli dans tes yeux l'aurore d'un bleuet
vendredi 27 décembre 2013
Inachevé
Je ne suis plus
Seul le temps glisse
Entre ces murs où je demeure
Moi l'homme esquisse
Non, rien n'est plus
Ou bien ailleurs
Seul le temps glisse
Et ce silence où rien n'existe
Juste la ronde sous la vitre
Le lent tic tac des secondes
Où l'heure aiguille insiste
Rythme l'absence
Entre ces murs où je demeure
Moi l'homme otage d'une épure
Dont le visage n'est qu'abstrait
Pli d'un sourire en pointillé
Comme distrait
Presque oublié
Moi l'homme esquisse
La ligne infime à la surface
Toile d'énigme inachevée
D'un dessin triste
Où le temps trace et lisse
Un avenir à main levée
Non, rien n'est plus
Ni la distance et ni l'espace
Rien que l'instant qui me soustrait
Et puis m'efface
Plus un seul trait, plus une face
Je ne suis plus
Ou bien ailleurs
Un homme ébauche
© Copyright Merle Bleu
Seul le temps glisse
Entre ces murs où je demeure
Moi l'homme esquisse
Non, rien n'est plus
Ou bien ailleurs
Seul le temps glisse
Et ce silence où rien n'existe
Juste la ronde sous la vitre
Le lent tic tac des secondes
Où l'heure aiguille insiste
Rythme l'absence
Entre ces murs où je demeure
Moi l'homme otage d'une épure
Dont le visage n'est qu'abstrait
Pli d'un sourire en pointillé
Comme distrait
Presque oublié
Moi l'homme esquisse
La ligne infime à la surface
Toile d'énigme inachevée
D'un dessin triste
Où le temps trace et lisse
Un avenir à main levée
Non, rien n'est plus
Ni la distance et ni l'espace
Rien que l'instant qui me soustrait
Et puis m'efface
Plus un seul trait, plus une face
Je ne suis plus
Ou bien ailleurs
Un homme ébauche
© Copyright Merle Bleu
dimanche 22 décembre 2013
Oracle
Éclairage orangé balancé d'une flamme
Peau sur peau nos espoirs enragés
Aux envies de saccage en griffures du dos
Les blessures en fardeau et nos anges en cage
Pétrissure de glaise... Ah ! nos songes flétris
Ah ! nos lèvres fleuries renaissez en miracles
Là où le ventre racle et nos coques s'échouent
Pour un dernier malaise où vient gémir l'oracle
Message ! Ombre des corps au tracé de nos luttes
Silhouettes en rut où la mort rode encore
Et où la vie s'enivre aux pirouettes du sort
Exulte ! Au clapot des désirs, au rebord des falaises
Au silence d'un jour, à l'abrupt des mots
A ta bouche assoiffée d'une touche d'urgence
Je briserai le temps d'une ronde à rebours
Et je serai l'aiguille à toutes tes secondes
Mouvance d'un ressac, sur la grève empourprée
Je viendrai déferler, enrobé d'une écume
Parfumé de ta lèvre et tout ce qui boulverse
Verse, embrasse et renverse en frissonnant de fièvre
Je serai l'avenir, les cheveux du soleil
Chuchoté à l'oreille ou murmuré d'un cri
Regard vers l'infini en un sursaut de mâle
Le râle d'un plaisir et mes yeux en aveu
© Copyright Merle Bleu
Peau sur peau nos espoirs enragés
Aux envies de saccage en griffures du dos
Les blessures en fardeau et nos anges en cage
Pétrissure de glaise... Ah ! nos songes flétris
Ah ! nos lèvres fleuries renaissez en miracles
Là où le ventre racle et nos coques s'échouent
Pour un dernier malaise où vient gémir l'oracle
Message ! Ombre des corps au tracé de nos luttes
Silhouettes en rut où la mort rode encore
Et où la vie s'enivre aux pirouettes du sort
Exulte ! Au clapot des désirs, au rebord des falaises
Au silence d'un jour, à l'abrupt des mots
A ta bouche assoiffée d'une touche d'urgence
Je briserai le temps d'une ronde à rebours
Et je serai l'aiguille à toutes tes secondes
Mouvance d'un ressac, sur la grève empourprée
Je viendrai déferler, enrobé d'une écume
Parfumé de ta lèvre et tout ce qui boulverse
Verse, embrasse et renverse en frissonnant de fièvre
Je serai l'avenir, les cheveux du soleil
Chuchoté à l'oreille ou murmuré d'un cri
Regard vers l'infini en un sursaut de mâle
Le râle d'un plaisir et mes yeux en aveu
© Copyright Merle Bleu
samedi 21 décembre 2013
Juste un grain
Je suis un grain de sable
Un éclat de silice, si lisse
Pas vraiment méprisable
Un petit grain de sable qui glisse
Si sur ta peau je pique
C'est que la vie me pousse
Et me gifle à l'oblique
Tout contre ta frimousse
A mesure du temps
D'un instant le complice
Je roule sur ta cuisse
Contre ton grain si lisse
Mais il suffit d'un rien
Pour que l'amour se grippe
Juste un grain, l'étincelle d'un jour
Une trace de flip
Sous le pas de la vie
Je crisse, jocrisse
Asservi d'un trépas
En liberté factice
Petit grain périssable
Il ne restera rien
Que l'indéfinissable
D'un souvenir au loin
Dans ma tête parfois
Comme un grain de folie
Une pensée pour toi
De la mélancolie
© Copyright Merle Bleu
Un éclat de silice, si lisse
Pas vraiment méprisable
Un petit grain de sable qui glisse
Si sur ta peau je pique
C'est que la vie me pousse
Et me gifle à l'oblique
Tout contre ta frimousse
A mesure du temps
D'un instant le complice
Je roule sur ta cuisse
Contre ton grain si lisse
Mais il suffit d'un rien
Pour que l'amour se grippe
Juste un grain, l'étincelle d'un jour
Une trace de flip
Sous le pas de la vie
Je crisse, jocrisse
Asservi d'un trépas
En liberté factice
Petit grain périssable
Il ne restera rien
Que l'indéfinissable
D'un souvenir au loin
Dans ma tête parfois
Comme un grain de folie
Une pensée pour toi
De la mélancolie
© Copyright Merle Bleu
vendredi 20 décembre 2013
End of mind
It's been
ages, so long ago
Walking the streets
With no rainbow
Under the tears of purple thoughts
Grey was splashing with bitterness
And I was damp
And wet
And soaked and so much storm yet to await
It's been ages, so long ago
Knocking the doors
Trying to know
Searching the end of corridors
Light was flicking from metal sun
Moving shadows
Making them fight
And strike, round the corners of walls
It's been ages, so long ago
Since I've been caught
Down in the flows
Bloody gutter and muddy thoughts
It's been ages and yet it's now
Nothing has changed
Just tell me how ?
Here comes the end
Like a blue sky
Where I will fly, where I will know
It's been ages and I must go
______________________________________
Le mur de la raison
Il y a longtemps, tant de grisaille
Au long des rues
La noire entaille
Saignait l'envie, les idées mauves
J'étais guimauve et couleur flasque
J'étais humide et vide
Et sous mon masque
Tellement d'orages en chrysalides
Il y a longtemps, tant de grisaille
A rechercher l'issue
A retrouver la passe
Explorer les impasses sans jamais avoir su
D'un filament scintillait l'astre
Où la pénombre
Venait battre
S'abattre, sombre désastre, pluie de décombres
Il y a longtemps, tant de grisaille
Emporté d'un tumulte
Embrassé de batailles
Caniveaux bruns où rien n'exulte
Il y a longtemps, mais ce présent
N'a pas changé
Pourquoi ? Comment ?
Enfin le soir
Comme un bleu dévoilé
Enfin voler, enfin savoir
Il y a longtemps, il est bien temps que je m'en aille
© Copyright Merle Bleu
Walking the streets
With no rainbow
Under the tears of purple thoughts
Grey was splashing with bitterness
And I was damp
And wet
And soaked and so much storm yet to await
It's been ages, so long ago
Knocking the doors
Trying to know
Searching the end of corridors
Light was flicking from metal sun
Moving shadows
Making them fight
And strike, round the corners of walls
It's been ages, so long ago
Since I've been caught
Down in the flows
Bloody gutter and muddy thoughts
It's been ages and yet it's now
Nothing has changed
Just tell me how ?
Here comes the end
Like a blue sky
Where I will fly, where I will know
It's been ages and I must go
______________________________________
Le mur de la raison
Il y a longtemps, tant de grisaille
Au long des rues
La noire entaille
Saignait l'envie, les idées mauves
J'étais guimauve et couleur flasque
J'étais humide et vide
Et sous mon masque
Tellement d'orages en chrysalides
Il y a longtemps, tant de grisaille
A rechercher l'issue
A retrouver la passe
Explorer les impasses sans jamais avoir su
D'un filament scintillait l'astre
Où la pénombre
Venait battre
S'abattre, sombre désastre, pluie de décombres
Il y a longtemps, tant de grisaille
Emporté d'un tumulte
Embrassé de batailles
Caniveaux bruns où rien n'exulte
Il y a longtemps, mais ce présent
N'a pas changé
Pourquoi ? Comment ?
Enfin le soir
Comme un bleu dévoilé
Enfin voler, enfin savoir
Il y a longtemps, il est bien temps que je m'en aille
© Copyright Merle Bleu
jeudi 19 décembre 2013
Haltère et go
Existes tu sincérité ?
Loin des paroles convenues
Ce beau vernis des sociétés
Aux cons venus jouer leur rôle
On peut, bien sur, trouver ça drôle
La comédie du beau paraitre
Les fanfreluches qui vous frôlent
Leur symphonie de vouloir être
On y entend le même rythme
Cymbale ego, cent balle et go
La même danse, la même énigme
Où le nombril vibre en tempo
Et puis tant pis s'il est mensonge
Ce faux sourire qu'on nous adresse
La vie vaut bien sa part de songe
Et l'attention une caresse
La valse tourne et l'étiquette
Pour ces regards tant racolés
"Je" scélérats faisant la quête
D'une amitié prise au collet
Flattons la veuve ou l'orpheline
De l'avenir le consensus
Est recouvert de zibeline
Comme la peau sous les sangsues
© Copyright Merle Bleu
Loin des paroles convenues
Ce beau vernis des sociétés
Aux cons venus jouer leur rôle
On peut, bien sur, trouver ça drôle
La comédie du beau paraitre
Les fanfreluches qui vous frôlent
Leur symphonie de vouloir être
On y entend le même rythme
Cymbale ego, cent balle et go
La même danse, la même énigme
Où le nombril vibre en tempo
Et puis tant pis s'il est mensonge
Ce faux sourire qu'on nous adresse
La vie vaut bien sa part de songe
Et l'attention une caresse
La valse tourne et l'étiquette
Pour ces regards tant racolés
"Je" scélérats faisant la quête
D'une amitié prise au collet
Flattons la veuve ou l'orpheline
De l'avenir le consensus
Est recouvert de zibeline
Comme la peau sous les sangsues
© Copyright Merle Bleu
mardi 17 décembre 2013
Chuchotis d'un calme plat
Le soleil glisse et fane
Et meurt, là bas à l'horizon
Couvrant de plomb une mer lisse et plane
Filmée d'argent, onde déserte
Surface inerte et indécise
Ridées de brise, calmée de glace
Sous une lumière imprécise
Elle se prélasse en veines grises
Le jour s'enfuit dans les nuages
Fuyant les nues il se dérobe
Vers ces rivages inconnus
Aux mots amers ou xénophobes
La plage essuie une caresse
Geste douceur presque endormi
D'une eau paresse et vague
Aux odeurs d'algues bercées de nuit
Le ciel allume ses étoiles
Noir scintillant de clapotis
Blancs chuchotis né des écueils
Voilés de brume, ornés d'espoir
© Copyright Merle Bleu
Et meurt, là bas à l'horizon
Couvrant de plomb une mer lisse et plane
Filmée d'argent, onde déserte
Surface inerte et indécise
Ridées de brise, calmée de glace
Sous une lumière imprécise
Elle se prélasse en veines grises
Le jour s'enfuit dans les nuages
Fuyant les nues il se dérobe
Vers ces rivages inconnus
Aux mots amers ou xénophobes
La plage essuie une caresse
Geste douceur presque endormi
D'une eau paresse et vague
Aux odeurs d'algues bercées de nuit
Le ciel allume ses étoiles
Noir scintillant de clapotis
Blancs chuchotis né des écueils
Voilés de brume, ornés d'espoir
© Copyright Merle Bleu
lundi 16 décembre 2013
L'œuvre du crocodile
Perchée toute en hauteur, elle guette
Ombre muette au sommet des rocailles
Vigie sans un vocable, secrète
Dissimulant ses failles
Silencieuse, elle observe
Regard fixé sur l'horizon
La lente marche des saisons
Les vagues déferlant sur la grève
Sous les étés sable brulant
Sous les eaux diluviennes
Toujours, quoi qu'il advienne
Elle veille en s'écroulant
Offerte aux courants d'air
Exposée aux ondées
En grelotant ses pierres
Sur le sol inondé
Voilée, dissimulée
Elle est rêve et mystère
Murailles éboulées
Recouvertes de lierre
Forteresse ou masure
Aux blessures d'argile
Elle implore à l'azur
Le temps, ce crocodile
Ombre muette au sommet des rocailles
Vigie sans un vocable, secrète
Dissimulant ses failles
Silencieuse, elle observe
Regard fixé sur l'horizon
La lente marche des saisons
Les vagues déferlant sur la grève
Sous les étés sable brulant
Sous les eaux diluviennes
Toujours, quoi qu'il advienne
Elle veille en s'écroulant
Offerte aux courants d'air
Exposée aux ondées
En grelotant ses pierres
Sur le sol inondé
Voilée, dissimulée
Elle est rêve et mystère
Murailles éboulées
Recouvertes de lierre
Forteresse ou masure
Aux blessures d'argile
Elle implore à l'azur
Le temps, ce crocodile
© Copyright Merle Bleu
samedi 14 décembre 2013
Dans les bras d'une femme
Dans les bras d'une femme
Duvet de notes en arpèges
Tendresse d'une gamme
Et mots de couleur beige
Dans les bras d'une femme
Au tempo d'une danse
Plus légère qu'un gramme
Venir poser la chance
Dans les bras d'une femme
Douceur, calme d'un piège
Napalm d'une came
La peur se désagrège
Dans les bras d'une femme
La peau en privilège
Un corps sans mélodrame
Fait d'une envie le siège
Dans les bras d'une femme
La rêverie s'épanche
D'un désir monogame
Un rythme qui déhanche
Dans les bras d'une femme
Et dans ses yeux peut-être
Voir sourire une flamme
Et puis la vie renaître
Dans les bras d'une femme
Tout au creux du bien être
Ouvrir une fenêtre
Et déposer son âme
© Copyright Merle Bleu
Duvet de notes en arpèges
Tendresse d'une gamme
Et mots de couleur beige
Dans les bras d'une femme
Au tempo d'une danse
Plus légère qu'un gramme
Venir poser la chance
Dans les bras d'une femme
Douceur, calme d'un piège
Napalm d'une came
La peur se désagrège
Dans les bras d'une femme
La peau en privilège
Un corps sans mélodrame
Fait d'une envie le siège
Dans les bras d'une femme
La rêverie s'épanche
D'un désir monogame
Un rythme qui déhanche
Dans les bras d'une femme
Et dans ses yeux peut-être
Voir sourire une flamme
Et puis la vie renaître
Dans les bras d'une femme
Tout au creux du bien être
Ouvrir une fenêtre
Et déposer son âme
© Copyright Merle Bleu
jeudi 12 décembre 2013
Rose de névrose
Vrille des sens, réminiscence
Cri d'une enfance où les yeux brillent
Et se referment sur cette grille
Sur la détresse d'un gamin
Alarme, monte une larme
Rosée de l'œil, mots difficiles
Débord de l'âme au bord d'un seuil
Roule, roule l'esprit, perle d'un cil
Pourpre du cœur, sang sangloté
Au fond des yeux l'instant se fige
Ronde en pétales rouges foncés
Sombre voltige et lent vertige
Sur le clavier file la goutte
Et la tristesse des idées
Mouille un caillou et puis ressasse
Brasse caillasse sous le pied
Un ange passe et son silence
La nuit resserre son étreinte
Moment étrange où nait la crainte
Et cette angoisse où l'on s'étrangle
Gorge nouée les doigts se poissent
Sous les secondes engluées
Et la musique d'une ronde
Résonne au loin sur les graviers
© Copyright Merle Bleu
Cri d'une enfance où les yeux brillent
Et se referment sur cette grille
Sur la détresse d'un gamin
Alarme, monte une larme
Rosée de l'œil, mots difficiles
Débord de l'âme au bord d'un seuil
Roule, roule l'esprit, perle d'un cil
Pourpre du cœur, sang sangloté
Au fond des yeux l'instant se fige
Ronde en pétales rouges foncés
Sombre voltige et lent vertige
Sur le clavier file la goutte
Et la tristesse des idées
Mouille un caillou et puis ressasse
Brasse caillasse sous le pied
Un ange passe et son silence
La nuit resserre son étreinte
Moment étrange où nait la crainte
Et cette angoisse où l'on s'étrangle
Gorge nouée les doigts se poissent
Sous les secondes engluées
Et la musique d'une ronde
Résonne au loin sur les graviers
© Copyright Merle Bleu
lundi 9 décembre 2013
Rire jaune
Marchant rêveur
Mois de décembre
Un temps douceur
Au matin bleu
Sur mon chemin soudain
Une inconnue dans le sous bois
Instant menu
Homme aux abois
Elle était grâce
Instant fébrile
Belle élégance
Parfum subtil
Son col hypnose
Robe à volants de couleur jaune
Instant pupille
Où l'œil se pose
Le regard brille d'un éclair
Tout s'accélère
Instant mystère
Tout crépité de mes papilles
Le corps écarte les fourrés
Un temps d'effort
La main se tend
Le doigt caresse
Et vient cueillir une déesse
Dame Girolle s'est livrée
Enchanteresse et chanterelle
Un temps frivole
Et puis le rêve aux nues s'envole
A cet instant de mon printemps:
C'était un couple de jonquilles
© Copyright Merle Bleu
Mois de décembre
Un temps douceur
Au matin bleu
Sur mon chemin soudain
Une inconnue dans le sous bois
Instant menu
Homme aux abois
Elle était grâce
Instant fébrile
Belle élégance
Parfum subtil
Son col hypnose
Robe à volants de couleur jaune
Instant pupille
Où l'œil se pose
Le regard brille d'un éclair
Tout s'accélère
Instant mystère
Tout crépité de mes papilles
Le corps écarte les fourrés
Un temps d'effort
La main se tend
Le doigt caresse
Et vient cueillir une déesse
Dame Girolle s'est livrée
Enchanteresse et chanterelle
Un temps frivole
Et puis le rêve aux nues s'envole
A cet instant de mon printemps:
C'était un couple de jonquilles
© Copyright Merle Bleu
samedi 7 décembre 2013
Sonne Nelson
Blanc ou noir, ton cœur est sous la peau
Enroulé le drapeau au soir de ton espoir
Sur tes dents blanches et ta peau noire
Notre glas sonne
Nelson ou Mandela
Notre glas sonne
Tu n'es plus là
A l'unisson de nos couleurs
Pour le fin fond de ta prison
Pour toute peur qu'on emprisonne
Notre glas sonne
Nelson ou Mandela
Notre glas sonne
Tu n'es plus là
Pour que la crainte on abandonne
Et que l'on donne cette étreinte
Pour qu'enfin l'autre nous pardonne
Notre glas sonne
Nelson ou Mandela
Notre glas sonne
Tu n'es plus là
Hier une aura s'est éteinte
Une âme sainte au blanc du drap
Un homme noir privé de teinte
Notre glas sonne
Nelson ou Mandela
Notre glas sonne
Tu n'es plus là
Et le monde est vêtu de noir
© Copyright Merle Bleu
Enroulé le drapeau au soir de ton espoir
Sur tes dents blanches et ta peau noire
Notre glas sonne
Nelson ou Mandela
Notre glas sonne
Tu n'es plus là
A l'unisson de nos couleurs
Pour le fin fond de ta prison
Pour toute peur qu'on emprisonne
Notre glas sonne
Nelson ou Mandela
Notre glas sonne
Tu n'es plus là
Pour que la crainte on abandonne
Et que l'on donne cette étreinte
Pour qu'enfin l'autre nous pardonne
Notre glas sonne
Nelson ou Mandela
Notre glas sonne
Tu n'es plus là
Hier une aura s'est éteinte
Une âme sainte au blanc du drap
Un homme noir privé de teinte
Notre glas sonne
Nelson ou Mandela
Notre glas sonne
Tu n'es plus là
Et le monde est vêtu de noir
© Copyright Merle Bleu
vendredi 6 décembre 2013
A l'aube d'un sourire
L'aurore glisse __ chasse et pourchasse la nuit
Évapore le gris en découvrant l'esquisse
D'un parterre étoilé où fume __ perle en goutte
Dissoute de rosée __ la chaleur de la terre
Dans un ciel en déroute arrosé de lumière
Dérivant l'orangé sur un fond blanc bleuté
Un nuage lascif __ crinière de chimère
Frise au gré de l'éther et l'absorbe pensif
La cajacte d'un geai disperse dans un cri
Les silences d'hier __ les rêves endormis
En sème les débris sous quelques coups de bec
En vulgaire pain sec aux miettes écarlates
D'or __ un soleil éclate affleurant l'horizon
Brisant de ses rayons le ciel et ses pastels
Déversant la couleur sur la mer endormie
Embellissant son lit d'une teinte turquoise
Comme se cueille en fleur un coeur dans les chardons
Le bonheur se recueille en chiffonnant l'ardoise
Caressant l'abandon du baiser de l'instant
Sur le songe exaltant issu d'une nuit sombre
Au plus profond de l'ombre une lueur s'infiltre
Dissipe la torpeur et propage un soupir
Un bruissement d'élytre __ une envolée de plumes
Une journée s'exhume en or et blond sourire
© Copyright Merle Bleu
Évapore le gris en découvrant l'esquisse
D'un parterre étoilé où fume __ perle en goutte
Dissoute de rosée __ la chaleur de la terre
Dans un ciel en déroute arrosé de lumière
Dérivant l'orangé sur un fond blanc bleuté
Un nuage lascif __ crinière de chimère
Frise au gré de l'éther et l'absorbe pensif
La cajacte d'un geai disperse dans un cri
Les silences d'hier __ les rêves endormis
En sème les débris sous quelques coups de bec
En vulgaire pain sec aux miettes écarlates
D'or __ un soleil éclate affleurant l'horizon
Brisant de ses rayons le ciel et ses pastels
Déversant la couleur sur la mer endormie
Embellissant son lit d'une teinte turquoise
Comme se cueille en fleur un coeur dans les chardons
Le bonheur se recueille en chiffonnant l'ardoise
Caressant l'abandon du baiser de l'instant
Sur le songe exaltant issu d'une nuit sombre
Au plus profond de l'ombre une lueur s'infiltre
Dissipe la torpeur et propage un soupir
Un bruissement d'élytre __ une envolée de plumes
Une journée s'exhume en or et blond sourire
© Copyright Merle Bleu
mardi 3 décembre 2013
L'arbre sans amour
Dans leurs yeux j'ai noyé
Le futur de mes rêves
J'ai froid de ces regards
Moi l'arbre sans la sève
Dont l'écorce est rayée
D'une flèche au hasard
La douleur se referme
Sur un cœur boursoufflé
Qu'avec toujours on grave
Au fond d'un épiderme
Quand l'amour essoufflé
A des parfums suaves
A l'heure où je m'effeuille
D'un rayon jaunissant
Né d'un soleil trop pâle
Résonne en moi ce deuil
D'une saison banale
Et ses accords blessants
Moi le bois vulnérable
Je ressens la morsure
De cet hiver de trop
Où les vieilles blessures
Les désirs altérables
Gémissent sous la peau
Et je craque en dedans
Sous le temps qui me glace
A m'éclater les veines
Espérant un printemps
Où les amants s'enlacent
Et me disent qu'ils s'aiment
© Copyright Merle Bleu
Le futur de mes rêves
J'ai froid de ces regards
Moi l'arbre sans la sève
Dont l'écorce est rayée
D'une flèche au hasard
La douleur se referme
Sur un cœur boursoufflé
Qu'avec toujours on grave
Au fond d'un épiderme
Quand l'amour essoufflé
A des parfums suaves
A l'heure où je m'effeuille
D'un rayon jaunissant
Né d'un soleil trop pâle
Résonne en moi ce deuil
D'une saison banale
Et ses accords blessants
Moi le bois vulnérable
Je ressens la morsure
De cet hiver de trop
Où les vieilles blessures
Les désirs altérables
Gémissent sous la peau
Et je craque en dedans
Sous le temps qui me glace
A m'éclater les veines
Espérant un printemps
Où les amants s'enlacent
Et me disent qu'ils s'aiment
© Copyright Merle Bleu
samedi 30 novembre 2013
Vertige sous la pluie
Le pas est lent sur le chemin
Le souffle est court, la pente est dure
Granit rose et quartz blanc
Fuient incertains sous la chaussure
Dame nature essuie les gouttes
L'averse file sur les cistes
Dessine au sol quelques coulures
Larmes de Christ et pleurs d'argile
Terre dissoute et traces molles
La troupe avance et ses empreintes
Et sa parole au loin s'efface
Ou se déplace au gré du vent
Les corps s'inclinent, plient sous l'effort
Forcent l'allure. En flic et flac
L'ondée les gifle et mouille et plaque
L'eau éclatée d'éclaboussures
Le Monte Gozzi est tout proche
Rouge des roches sous le ciel gris
Et les nuages s'effilochent
Semant de pluie un froid de glace
Est-ce une envie, une menace ?
Comme un appel, la vie, le vide
Venue des plaines ouvre ses ailes
Et nous enlace de vertiges
© Copyright Merle Bleu
jeudi 28 novembre 2013
Délit d'embellie
Douceur née d'un fantasme, il l'aperçoit parfois
Apaisante embellie, vacillant ectoplasme
Ondulant le désir, déroulant de la soie
Vaporeuse folie que l'on ne peut saisir
Fragrance imaginaire, émanation fugace
Une odeur, un parfum a sublimé son air
Et défini l'espace, abolissant le temps
Éternisant l'instant avant qu'il ne s'efface
Vision en flottement, caressant vent léger
L'envolée d'une image absorbe la pensée
Et le souffle se pose au baiser d'un mirage
Et la lèvre apprivoise un dernier frôlement
L'apparition se trouble, éperdument s'échappe
Et reste un sentiment, d'un vide, d'une absence
Qui comblerait les sens, brûlerait la raison
Enflammant cette étape où l'on se quitte ou double
Assoiffé d'idéal, parfois l'esprit s'absente
Et s'imagine en rêve une source d'envie
Une vie qu'il s'invente, une poésie brève
Un reflet qui fascine et puis d'un coup se voile
De ces lambeaux d'étoile il lui reste l'amour
Et ce songe en velours serré contre le cœur
Qu'il lui faudra garder en attendant ce jour
Où au fond de ses draps glissera le bonheur
© Copyright Merle Bleu
Apaisante embellie, vacillant ectoplasme
Ondulant le désir, déroulant de la soie
Vaporeuse folie que l'on ne peut saisir
Fragrance imaginaire, émanation fugace
Une odeur, un parfum a sublimé son air
Et défini l'espace, abolissant le temps
Éternisant l'instant avant qu'il ne s'efface
Vision en flottement, caressant vent léger
L'envolée d'une image absorbe la pensée
Et le souffle se pose au baiser d'un mirage
Et la lèvre apprivoise un dernier frôlement
L'apparition se trouble, éperdument s'échappe
Et reste un sentiment, d'un vide, d'une absence
Qui comblerait les sens, brûlerait la raison
Enflammant cette étape où l'on se quitte ou double
Assoiffé d'idéal, parfois l'esprit s'absente
Et s'imagine en rêve une source d'envie
Une vie qu'il s'invente, une poésie brève
Un reflet qui fascine et puis d'un coup se voile
De ces lambeaux d'étoile il lui reste l'amour
Et ce songe en velours serré contre le cœur
Qu'il lui faudra garder en attendant ce jour
Où au fond de ses draps glissera le bonheur
© Copyright Merle Bleu
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