mercredi 14 août 2013

Souffle au coeur


Un peu de vent frôle ma terre
Caressant flux venu d'ailleurs
Frisant la peau de farfelu
Au chaud d'un corps tout frissonnant

En tous ces ports sans un bateau
Ballote à vide un sémaphore
Désespérance au ciel d'été
Tout biseauté de restes d'or

Le soir s'agite un éventail
Et la lumière au loin s'enfuit
Pas de suture sans entaille
Et pas d'hier sans une nuit

Le souffle éteint sa part de rêve
Où la pluie crève les nuages
Ondulant d'eau au fond des grèves
Où vont tanguer tous nos radeaux

Au long du dos brise est l'échine
La main fondue d'une fraîcheur
Au fond du cœur tient la promise
Ancrée de Chine ou bien d'ailleurs

Et l'Eolien suit son voyage
Entremetteur à nos demains
Fille de l'air sol est son lien
Et ses deux mains nous dévisagent


© Copyright Merle Bleu

2 commentaires:

  1. J'adore ! Le rythme, les sonorités et les images ! Enfin tout !
    Bises cher Poète

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    1. Merci d'aimer Eleusis. Content de te revoir.
      Bises et douce soirée

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